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Lupin III - Goodbye Lady Liberty

Caractéristiques :

 

  • Nom original : Rupan Sansei: Bye Bye Liberty - Kiki Ippatsu!
  • Date de sortie : 18 Septembre 2002
  • Nombre d'épisodes : 1
  • Durée totale : 100 minutes
  • Editeur : Manga Vidéo
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Présentation

C’est en 1991 qu’Andy Frain fonde, aux Etats-Unis, Manga Entertainment, une société de distribution spécialisée dans l’animation japonaise. Rapidement, celle-ci s’implante au Royaume-Uni, en Australie puis en 1995 en France. Dès lors, elle sortira sous son label « Manga Vidéo » de nombreuses VHS de films d’animation japonaise et d’OAV puis lancera sa fameuse collection « Manga Mania » proposant une VHS avec son fascicule un vendredi sur deux pour 79 francs. En 2002, l’opération sera réitérée sur support DVD. Malgré des versions françaises parfois très hasardeuses et des sous-titres reprenant à la virgule près le script du doublage, Manga Vidéo connut un grand succès car permit de faire connaitre dans notre pays de nombreuses productions à une époque assez peu fournie en animation japonaise.
C’est au cours de la seconde opération kiosque de 2002 que Manga Vidéo fit paraitre dans nos frontières Goodbye Lady Liberty, malgré la popularité modeste de la saga Lupin III chez nous. Celui-ci fait suite à la troisième et ultime série télévisée diffusée de 1984 à 1985 sur les écrans japonais et n’ayant eu qu’un succès limité. C’est par ailleurs le chara-design de la seconde série qui est ici repris.

 

Conscient d’être un voleur célèbre mais surtout recherché de toutes les polices du monde, Lupin décide de se rendre à Paris au Quartier Général d’Interpole sous les traits de l’inspecteur Zenigata. La manœuvre ayant pour but de subtiliser tout document le concernant de près ou de loin. Réussissant sa fuite malgré une course poursuite effrénée avec le véritable Zenigata, Lupin se rend compte que ses moindres faits et gestes sont consignés noir sur blanc. Pire que ça, les dossiers en sa possession ont en réalité été transmis informatiquement à toutes les polices de la planète. Impuissant, il choisit de se retirer et de vivre discrètement en monsieur tout-le-monde. Il entame alors une idylle avec une belle inconnue au goût certain pour le luxe. De son côté, Jigen tente de reformer l’ancienne équipe pour un ultime coup, afin de récupérer « L’œuf Royal », un diamant d’une taille imposante. N’y parvenant pas, c’est avec l’aide de son ancien compagnon Rooster qu’il part à sa recherche.
Toutefois, le temps se gâte. Des hommes armés tendent un piège aux deux compères quand Lupin fait son retour. Sa belle princesse l’ayant plaqué en lui laissant un découvert bancaire de plus de 300 millions de dollars, le beau Casanova n’a d’autres choix que de reprendre du service.

 

L’image qui nous est présentée dispose de couleurs relativement vives et avec une bonne stabilité. La compression, de même, est de qualité. En revanche, les contours manquent parfois de netteté et les premières secondes du TV-film laissent présager le pire quant à la présence de poussières, artéfacts ou encore points blancs qui sont très nombreux. Si cela s’améliore grandement par la suite, ceux-ci restent fortement présents tout au long du visionnage. Un léger grain est également visible sur les aplats de couleurs uniformes.
Le format de l’image est le 4/3 original.

 

Nous disposons sur ce disque de la version originale stéréo ainsi qu’une version française stéréo et 5.1. Dans tous les cas les dialogues sont biens audibles et l’ambiance sonore présente. En revanche, en ce qui concerne la première un souffle se fait entendre sur la durée du programme tandis que les pistes françaises ont le mérite d’être plus claires mais ont des dialogues bien plus en avant. Notons que le volume sonore de la piste française stéréo est plutôt faible et que la piste 5.1 n’est pas extraordinaire.
Une coupure sonore fait son apparition en position 30’56 sur la version originale.
La configuration à la volée est possible.

 

 

© 2002 Pathé Vidéo. Tous Droits Réservés

La version française de Goodbye Lady Liberty a été réalisée au studio de doublage St-Maur. Aucun carton de doublage n’est présent ce qui rend l’identification de certaines voix difficile. Néanmoins, le comédien interprétant Lupin se montre très irritant de par son jeu, puis très vite insupportable poussant clairement à basculer sur la version originale. Nous pourrons noter qu’à l’inverse, Jigen et Zenigata sont plutôt réussis tout comme le jeune Michael. Le reste du casting est très irrégulier et notamment Jimmy beaucoup trop caricatural.
Au niveau de l’adaptation, la version française a été traduite directement de la piste anglaise. La compréhension générale est préservée et le tout reste cohérent. Malgré cela, il est évident que de nombreuses approximations sont présentes dans cette adaptation française. D’autant que les sous-titres sont tirés du script français. Les écarts deviennent ainsi bien plus évidents en version originale sous-titrée notamment au niveau de l’humour. Pour l’exemple, au cours d’une séquence à l’Hôtel, Lupin alors soûl fait part de son amertume de ne pas pouvoir dormir avec la belle Isabella. Cette scène est basée sur un comique de répétition où Lupin répète sans cesse deux uniques phrases jusqu’à ce que la porte lui soit claquée au nez. Spécificité qui n’a pas été conservée dans la version française.
En raison des problèmes sur le nom de Lupin, il a ici été nommé « Wolf » qui est son nom américain. Amusant de relever qu’au cours d’une réplique Jimmy nomme Lupin « Cliff », pour Cliff Hanger, le nom brézilien de notre héros. Caractéristique uniquement présente dans la piste de sous-titres, Magali nomme également Lupin « Paul » ( ?). En ce qui concerne les autres personnages, ceux-ci conservent leurs noms originaux.

Au niveau du staff, nous retrouvons le talentueux Osamu Dezaki (Jeu, Set et Match ; Cobra ; OAV de Black Jack) à la réalisation qui nous gratifie toujours de ses superbes crayonnés. Le chara design a lui été confié à Noboru Furuse (Lamu, Initial D) et est très beau. Il donne un ton adulte et mature à ses traits. Les personnages restent fidèles au design de la seconde série mais sont ici très élancés, très fins au niveau des visages mais aussi de leurs membres.
L’animation quant à elle est aussi d’un bon niveau, fluide et dynamique. D’autant renforcée par une mise en scène agréable qui couple les superbes crayonnés d’Osamu Dezaki à de nombreux flous artistiques ou encore par des séquences muettes. Les décors pour leur part sont divers et fouillés notamment les vues de villes qui sont de vrais régals.
Enfin Yuji Ohno qui travaille sur la saga depuis la seconde série offre des compositions agréables et accompagnant parfaitement les scènes à l’écran. Il alterne entre mélodies jazzy calmes et reposantes avec d’autres plus pêchues et dynamiques.

 

Packaging :
La galette vient se placer dans un boitier amaray. Le recto de la jaquette représente Lupin tenant dans ses bras la jolie Isabella et fuyant en sous-vêtement devant un hélicoptère. Le verso quant à lui propose un résumé un peu trop détaillé à mon goût accompagné de captures d’écran du TV-film ainsi que d’une illustration de Jigen arme aux mains. Une jaquette donc bien décevante notamment au niveau de son recto.
Notons que le résumé présente à nouveau Lupin comme étant Cliff Hanger.

Interactivité :

Après introduction dans le lecteur, nous retrouvons les conditions d’utilisations, le logo de Pathé puis de Manga Vidéo. Le menu principal démarre alors et présente quatre liens :

EPISODES : pour démarrer les deux parties du tv-film.
CHAPITRAGE : pour démarrer d’une séquence précise.
LANGUES : afin de configurer le disque soit en version française, soit en japonais, soit en version japonaise sous-titrée.
FICHES DES PERSONNAGES : afin d’accéder aux bonus.

 


Le menu principal est entièrement réalisé en 3D. Il reprend un bureau en bois sur lequel sont posés un dossier, une arme et quelques douilles ainsi qu’un ordinateur portable. L’écran de celui-ci affiche différents extraits du TV-film.
Notons que si le programme est ici présent en deux épisodes distincts, il s’agit bien d’une fantaisie de Manga Vidéo puisque Goodbye Lady Liberty est un unique TV-film d’une centaine de minutes.


Bonus :
En guise de bonus nous retrouvons des fiches personnages. Pas très originales d’autant que celles-ci ont des fautes d’orthographe (notamment Goemon appelé Ishigawa et non Ishikawa) et sont quelque peu douteuses notamment quant aux extrapolations sur le personnage de Zenigata.

 

Conclusion

Ainsi Goodbye Lady Liberty est un bon TV-film. Le scénario est intéressant, la réalisation de qualité et les personnages fidèles à eux-mêmes. Il faudra tout de même relever les touches de fantastique qui sont peu habituelles dans l’univers de Lupin III. Malgré cela, on apprécie de voir un Lupin un peu blasé de sa vie de voleur en contradiction avec Jigen qui est plutôt mis en avant dans la première partie de l’œuvre. A l’inverse il tente désespérément de remonter l’équipe phare afin de réaliser un ultime coup d’éclat. Les nouveaux personnages mis en scène sont également sympathiques et l’on est vite pris par ce scénario tant mature dans son fond que dans sa forme via d’excellents dessins donnant un ton clairement adulte à ce Lupin.
Malheureusement, c’est au niveau de l’édition que le mât blesse. On pourra facilement qualifier cette édition de « mauvaise » de par sa version française très moyenne, ses sous-titres calqués sur le script du doublage, un découpage du TV-film en deux épisodes ou encore une image marquée par le temps.
Malgré tout, ne boudons pas notre plaisir puisque Manga Vidéo aura eu le mérite de sortir Goodbye Lady Liberty en France, à une période où personne ne l’attendait et surtout bien avant qu’IDP ne ressuscite la saga. D’autant que ce DVD restera probablement la seule et unique édition française de ce programme.

 



Les +
Scénario intéressant
Bonne réalisation
Ambiance mature et adulte

Les -
La version française qui n’est pas une réussite
La piste de sous-titres calquée sur la VF
Découpage en deux épisodes
La qualité de l’image aurait pu être meilleure.

 
 
 
 

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