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Lupin III - Le Château de Cagliostro (Edition Ultime - IDP)

Caractéristiques :

 

  • Nom original : Lupin III – Le Château de Cagliostro
  • Date de sortie : 07 décembre 2006
  • Nombre d'épisodes : 1
  • Durée totale : 100 minutes
  • Editeur : IDP
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Présentation

Suite au succès des séries télévisées de Lupin III, de nombreuses suites seront proposées. Parmi elles, nous pouvons compter six films :

- Le Secret de Mamo (1978)
- Le Château de Cagliostro (1979)
- L’Or de Babylone (1985)
- Le complot du clan Fuma (1987)
- Adieu Nostradamus (1995)
- Mort ou Vif (1996)

Sauf exception, un téléfilm a également été réalisé chaque année depuis 1989.
Le Château de Cagliostro est arrivé en France en 1983 en VHS chez l’éditeur Adès Vidéo. Pour des raisons de problèmes juridiques liés au nom « Lupin » il a été décidé de remplacer une partie des noms des personnages. Lupin y est alors renommé Vidocq et le film nommé « Vidocq contre Cagliostro ». Extrêmement malmené, le film se verra amputé de près de vingt minutes, coupant au passage toutes les apparitions de Goemon. Malgré la censure et une adaptation moyenne, la version française de l’époque reste célèbre par la présence de grands comédiens avec notamment Roger Carel (Astérix, Winnie l’ourson, …), Gérard Hernandez (Le grand Schtroumpfs, Raymond dans Scènes de Ménage) ou encore Philippe Dumat (Gargamel, Picsou). Philippe Ogouz quant à lui interprétait déjà Lupin comme ce sera le cas en 1985 pour le doublage de la seconde série.
En mai 2001, Manga Vidéo sort à nouveau le film en VHS et DVD avec un nouveau doublage basé sur la version américaine du film qui nomme notamment Lupin « Wolf ». Ce second doublage aura l’avantage de permettre de découvrir le film dans une version dépourvue de censure et avec un doublage français un peu plus fidèle. Toutefois, le casting réuni par le Studio Saint-Maur est complètement différent du précédent et se montre bien mou.
L’édition du film ici présentée est celle d’IDP sortie en 2006. A l’occasion de cette nouvelle sortie, l’éditeur a fait réaliser une troisième version française avec les comédiens ayant participé au récent doublage de la première série. Parmi eux nous retrouvons Philippe Ogouz sur Lupin et Catherine Lafond sur Fujiko comme cela était le cas en 1985 et en reprenant les noms français d’époque.

 

Nous retrouvons Edgar et Jigen en pleine fuite suite à l’un de leur nouveau forfait. Un forfait ? Oui mais pas des moindres puisqu’ils sont parvenus à voler le contenu du coffre du casino de Monte-Carlo. Ayant fait rentrer avec peine leur butin dans la Fiat 500, c’est plein d’euphorie qu’ils reprennent la route lorsqu’Edgar se rend compte que les billets en leur possession sont faux. Notre héros décide de mener son enquête sur la provenance de ces billets, dont le travail d’orfèvre a su déjouer la vigilance des hommes du casino. Toutefois, nos deux camarades sont contraints de faire une halte forcée suite à une crevaison. Mais une jeune femme en robe de mariée les croise à toute allure au volant de son automobile, suivie par un autre véhicule empli d’hommes armés. Ni une ni deux, une course poursuite démarre afin de sauver cette âme en détresse. Malgré l’énergie mis en œuvre, celle-ci sera emmenée de force par des hommes en noir. La demoiselle est en réalité la jeune Clarisse de Cagliostro qui se voit séquestrée en vue d’un mariage forcé avec le Comte de Cagliostro. Voilà un nouveau défi pour Edgar de la Cambriole, dérober le bien le plus précieux du Comte : Clarisse, et faire lumière sur les agissements de celui-ci.

 

L’image qui nous est ici présentée est d’excellente qualité. Elle se montre particulièrement nette avec des couleurs chatoyantes et un grain totalement absent malgré l’âge du film. Nous noterons tout au plus de rares artéfacts de temps à autres ainsi que quelques mouvements d’image de gauche à droite.
Le format de l’image est le 16/9 d’origine. 

 

Nous retrouvons la version japonaise d’origine en stéréo ainsi que la version française qui dispose néanmoins d’une piste 5.1 supplémentaires. Dans tous les cas, les dialogues sont parfaitement audibles et l’ambiance musicale agréable. La piste française 5.1 est quant à elle sympathique même si non transcendante.
La configuration à la volée est impossible.

 

 

 

© Monkey Punch All Rights Reserved

© TMS All Rights Reserved Under Licence to IDP

Cette nouvelle version française du Château de Cagliostro a été réalisée, au même titre que la première série, au studio « Midi Sync ». C’est Philippe Ogouz qui s’est chargé de la direction. Celui-ci reprend bien entendu son rôle tout comme Catherine Lafond, Philippe Peythieu, Jean Barney et Patrick Messe respectivement sur Edgar, Magali, Jigen, Goemon et enfin Lacogne. Notons l’excellent jeu de Philippe Ogouz qui a parfaitement trouvé le ton juste afin d’interpréter Edgar. A leurs côtés viennent se joindre Agnès Gribe (Hélène Lamberti dans Nicky Larson) sur Clarisse, Jacques Frantz (voix habituelle de Mel Gibson) sur le Comte de Cagliostro et enfin Michel Clainchy sur Jodor le major d’homme. Si le choix de la voix de Clarisse est discutable en raison d’un décalage entre le timbre de la comédienne et l’âge du personnage, il en est tout autre pour le Comte et Jodor. Tous deux sont interprétés à la perfection avec des jeux impeccables et des voix en totale osmose avec les rôles incarnés.
Au niveau de l’adaptation, celle-ci est soignée et fidèle à la version originale. A l’instar du doublage de la série de 1971 notons tout de même quelques apports des comédiens afin de renforcer le comique de certains dialogues qui restent malgré tout totalement dans l’esprit du film. Nous avons ainsi là une excellente version française à laquelle on ne peut que reprocher le choix douteux d’Agnès Gribe.
Les sous-titres quant à eux sont proches des dialogues originaux bien que toujours en raison des problèmes juridiques autour du nom de Lupin celui-ci soit traduit par Edgar.

L’équipe en charge de réaliser ce film ne s’est vue attribuer que sept mois de production. Malgré un rythme effréné de travail, Le Château de Cagliostro fut pourtant livré dans les temps. C’est à la demande de son confrère Yasuo Ôtsuka (Charater Designer et directeur de l’animation) qu’Hayao Miyazaki prit les reines de la réalisation de ce film. Le Chara design est soigné et amélioré vis-à-vis de la première série. Les décors sont réussis et offrent de nombreux détails donnant à ce film un aspect contemplatif certain. De même les différents véhicules sont fidèlement retranscrits. En ce qui concerne l’animation, elle est parfaitement fluide, dynamique et à cent lieux de ce qui nous était proposé en 1971. Ce film dispose de traits superbes qui permettent ainsi d’alterner entre la contemplation, la poésie et l’action plus franche. Des séquences relativement banales en deviennent un spectacle pour les yeux comme lorsque les soldats du Comte encerclent Edgar dans la tour.
Notons que le film et sa mise en scène est clairement inspirée du Roi et l’Oiseau de Paul Grimault et Jacques Prévert. Film pour lequel Hayao Miyazaki n’a jamais caché son admiration. Nous retrouvons ainsi de nombreux points communs comme les hommes de main qui apparaissent et disparaissent en se fondant dans le décor, les souterrains secrets, le couloir mouvant pour rejoindre la haute tour ou encore de manière plus évidente le système des chausse-trappes.
Au niveau des compositions, nous retrouvons Yuji Ohno qui a déjà travaillé sur la seconde et la troisième série télévisée de Lupin III. Ce dernier nous livre par ailleurs de superbes mélodies qui renforcent l’aspect poétique de ce film.
Notons l’absence de générique de fin.

Il est cependant important de relever que Hayao Miyazaki aime s’approprier et disséquer les films qu’il réalise. Cela est bien entendu le cas sur celui-ci qui s’éloigne quelque peu des séries d’origines. Le caractère des héros est revu avec un Edgar plus posé, romantique qu’à l’accoutumé, un Jigen transposé en « valet » glouton ou encore Magali version minette blonde et femme guerrière.
L’aspect attachant, vivant et réaliste des personnages est néanmoins sauf tout comme l’omniprésence de l’humour qui fait mouche systématiquement.

Casting (Studio Midi Sync) :

Distribution :
PHILIPPE OGOUZ : Edgar (Lupin III)
PHILIPPE PEYTHIEU : Jigen
CATHERINE LAFOND : Magali (Fujiko)
JEAN BARNEY : Goemon
PATRICK MESSE : Inspecteur Lacogne (Inspecteur Zenigata)
AGNES GRIBE : Clarisse
JACQUES FRANTZ : Le Comte de Cagliostro
MICHEL CLAINCHY : Jodor

 

Packaging :
Le film est présent sur un DVD à l’effigie d’Edgar, de Clarisse et du Comte. Celui-ci vient se placer dans un digipack au côté d’un second disque bonus. Un livret y prend également place. Il est illustré sur le premier battant par l’ensemble des personnages principaux du film. Le recto quant à lui propose une comparaison du film et du story-board au moyen de captures d’écran. Le digipack ainsi qu’un second livret plus conséquent cette fois vient se glisser dans un fourreau vert qui reprend de manière plus réduite l’illustration du digipack.

 

Interactivité :
Après introduction dans le lecteur apparaissent les bandes-annonces de l’éditeur, les recommandations d’usages puis le logo d’IDP avant que ne démarre le menu principal. Quatre liens sont disponibles :

LANCER LE FILM : pour démarrer le film.
CHAPITRAGE : pour débuter le film d’une scène précise.
CHOIX DES LANGUES : pour configurer le disque.
BONUS : afin d’accéder aux bonus.

 


Les différents menus sont animés. Néanmoins, la sous-section des bonus devient rapidement énervante avec une trop courte séquence d’Edgar glissant d’un toit qui tourne en boucle.


Bonus :
Nous retrouvons en bonus sur le premier disque l’interview de Monkey Punch (auteur du manga original), Yatsuo Otsuka (le directeur de l’animation), Kazuhide Tomonaga (un animateur clef) ainsi que deux bandes-annonces de l’époque, trois galeries d’images et le commentaire audio du film de Llan Nguyen. Le second disque propose de visionner le film en version classique ou en version story-board.
Deux livrets sont également présents. Le premier donne quelques informations autour du film, présente Monkey Punch et fournit les dialogues japonais et français du générique d’ouverture. Le second livret, pour sa part, contient quatre-vingt deux pages et revient sur la carrière de Miyazaki puis offre une présentation des différents personnages puis enfin propose de nombreux croquis. Une affiche du film est aussi placée dans le fourreau.

 

 

Conclusion

Après avoir travaillé sur la première série de Lupin III, Hayao Miyazaki a ici signé le second film de la licence mais également le premier de sa carrière. Nous y retrouvons les différents personnages de la série mis en scène dans une aventure inédite. Si le scénario en lui-même est assez simpliste avec un Edgar qui veut délivrer la jeune Clarisse de sa prison dorée, le film reste malgré tout très agréable à suivre. Le rythme est soutenu tout au long du visionnage, la réalisation excellente le tout agrémenté de beaucoup d’humour. Néanmoins, il est évident que les personnages sont assez différents de ceux de la série, trahissant quelque peu l’esprit de cette dernière. Ainsi Edgar apparait plus comme un James Bond aux multiples gadgets à l’esprit posé et chevaleresque éclipsant totalement son côté « bouffonnerie » et séducteur. De même, Jigen ne fait que suivre les ordres de ce dernier tandis que Magali est transformée en guerrière à la gâchette facile. Enfin n’abordons pas le pauvre Goemon dont le rôle est plus que négligeable.

Avis de Asakura :
Pour conclure, Le Château de Cagliostro est un excellent film à la réalisation impeccable et au scénario prenant. On suit avec plaisir nos héros dans une histoire simple mais très efficace renforcée par un humour très présent. Les personnages ont une forte dimension humaine qui fait leur charme. Ils trébuchent, tombent dans les pièges, sont naturels voire gaffeurs. Un film à recommander donc, même s’il a du mal à s’inscrire dans la lignée de la saga des Lupin III en raison des libertés prises sur les protagonistes.
Ajoutons que cette édition collector d’IDP est de très bonne facture avec de nombreux bonus mais aussi une version française de qualité.

 



Les +
Histoire intéressante
Réalisation excellente
Version française de qualité
Nombreux bonus

Les -
Caractères des personnages très différents
Agnès Gribe sur Clarisse.

 
 
 
 

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