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Edgar de la Cambriole - 1ère série (Box 1 et 2)

Caractéristiques : Caractéristiques

 

  • Nom original : Lupin Sansei
  • Date de sortie : 01 Mars 2006
  • Nombre d'épisodes : 23
  • Durée totale : 575 minutes
  • Editeur : IDP
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Présentation

Monkey Punch, de son vrai nom Kazuhiko Katô, est un mangaka né en 1937 à Hamanakacho sur l’île d’Hokkaido. Il débuta sa carrière en travaillant sur différentes séries de 1962 à 1965. Ce ne sera toutefois qu’en 1967 qu’il connaitra réellement le succès avec sa série Lupin III pré publiée dans le Weekly Manga Action. Féru lecteur des aventures d’Arsène Lupin de Maurice Leblanc, c’est logiquement qu’il a souhaité mettre en scène un Lupin, non pas Arsène lui-même, mais son petit fils. La série se poursuivra jusqu’en 1971 au terme de 14 tomes. De nombreuses suites paraitront notamment en 1974 « Lupin Kozou » ou de 1977 à 1981 « Shin Lupin III ». Aujourd’hui pas moins de quatre séries « Lupin » sont toujours en cours dont trois japonaises scénarisées par Monkey Punch et une Italienne sous la direction de ce dernier.
En 1969, le studio TMS souhaite adapter le manga. Un premier pilote de 15 minutes est alors réalisé et suivi d’une série télévisée en 1971. L’œuvre d’origine étant très sombre et adulte, notamment en ce qui concerne la nudité, seuls les personnages principaux ont été conservés et mis en scène dans des histoires inédites. Cette première adaptation sera diffusée du 24 octobre 1971 au 26 mars 1972. Elle sera ensuite suivie d’une seconde visible du 03 octobre 1977 au 06 octobre 1980 puis d’une troisième du 03 mars 1984 au 28 septembre 1985.
Dans tous les cas, les personnages présents sont identiques. La seule particularité est que la couleur de la veste de Lupin est d’abord verte puis rouge dans la seconde et rose dans la dernière série. Six films seront également réalisés entre 1978 et 1996 ainsi que trois OAV respectivement en 1989, 2002 et 2008. Un téléfilm est de même paru tous les ans sauf exception depuis 1989 à aujourd’hui.
Lupin III a fait son arrivée en France en 1980 avec son premier film « Le Secret de Mamo ». C’est toutefois avec la diffusion de la seconde série sur France 3 en 1985 que la franchise se fera un nom dans notre pays. En raison de problèmes de droit sur le nom « Lupin » le héros y sera renommé « Edgar ». Malgré tout, la série ne remporte pas un franc succès et sera stoppée après seulement 52 épisodes. IDP nous propose ici de retrouver les vingt-trois épisodes de la série de 1971.

 

Edgar et Jigen sont deux camarades qui forment un tandem de choc dans le milieu des voleurs. Edgar met sur pied des plans ingénieux grâce à son intelligence et est capable de s’infiltrer partout tandis que le second est un as de la gâchette qui ne rate jamais sa cible. Tous deux sont pourchassés par l’infatigable inspecteur Lacogne qui n’aura de cesse de les traquer jusqu’à ce que ces deux là se retrouvent derrière les barreaux. Vient s’ajouter la jolie Magalie, tantôt complice, tantôt rivale de nos héros.
L’Organisation Scorpion décide de mettre fin aux jours d’Edgar de la Cambriole, devenu bien trop gênant pour leurs affaires. Ils font construire un gigantesque circuit automobile en Asie et l’invite afin de participer à une course. Cette dernière est en réalité truquée, les concurrents devant tout tenter pour le tuer. Magali de son côté découvre le pot aux roses mais est faite prisonnière. Pendant ce temps, Jigen regarde les nuages allongé dans l’herbe.

 

Edgar : Edgar est un voleur hors pair capable d’échafauder les plans les plus ingénieux. Il est la tête pensante du groupe et le leader. Il descend d’une grande famille de célèbres voleurs. C’est un homme intelligent mais aussi gaffeur qui possède malgré tout un point faible de taille : les femmes à qui il ne peut résister.

 

Jigen : il est le plus fidèle compagnon d’Edgar et est un habile tireur qui ne manque que rarement sa cible. Bien souvent il est la voix de la conscience de son ami et notamment envers Magali pour qui il émet en permanence de grands doutes.

 

 

Goemon : Il fait partie d’une grande lignée de samouraï et se bat à l’aide d’un katana. Ses techniques lui permettent de fendre n’importe quelle matière. C’est un homme droit qui a des principes. C’est la raison pour laquelle il refuse régulièrement d’aider Edgar.

 

 

Magali : Magali, à l’instar d’Edgar, est une voleuse. Elle se montre maîtresse dans l’art de la manipulation et de la traitrise. Elle n’agit que dans son intérêt personnel, et bien que très attachée à Edgar, elle n’a pas le moindre remords à le trahir.

 


Inspecteur Lacogne : Lacogne est l’inspecteur chargé de l’enquête « Edgar de la Cambriole ». Il a voué sa vie à l’arrestation de ce voleur et est prêt à le pourchasser à travers le monde. Malheureusement pour lui, ses plans sont systématiquement contrariés par ce dernier. Malgré tout, il a beaucoup d’estime pour lui et lui témoigne une certaine amitié.

 

Coffret 1/2 :

DVD 1 :
Episode 01 : Edgar brule-t-il ?
Episode 02 : Celui qu’on appelait « Le Magicien ».
Episode 03 : Adieu ma sorcière bien-aimée.
Episode 04 : L’évasion de la dernière chance.

DVD 2 :
Episode 05 : L’entrée en scène de Goemon, 13ème du nom.
Episode 06 : Attention ! Après-midi pluvieux !
Episode 07 : Les loups attirent les loups.
Episode 08 : Rassemblement général pour l’opération « jeu de cartes ».

DVD 3 :
Episode 09 : L’assassin chante le blues.
Episode 10 : Sus au faussaire !
Episode 11 : Quand le septième pont s’écroulera.
Episode 12 : Rira bien qui rira le dernier.

 

Coffret 2/2 :

DVD 4 :
Episode 13 : Attention à la machine à voyager dans le temps.
Episode 14 : Le mystère de l’émeraude.
Episode 15 : Je boucle Edgar et cap sur l’Europe.
Episode 16 : A nous les diamants !

DVD 5 :
Episode 17 : Edgar pris au piège.
Episode 18 : Beauté sous surveillance.
Episode 19 : Le combat de la 3ème génération !
Episode 20 : Sus au faux Edgar !

DVD 6 :
Episode 21 : Le sauvetage de la petite peste !
Episode 22 : Un coup d’avance ! Opération Computer !
Episode 23 : La grande bataille des pièces d’or !

 

Comme bien souvent pour les séries issues du studio TMS, nous avons le droit à des masters d’une qualité exceptionnelle ! Bien que datant de 1971, les couleurs sont chaudes ainsi que vives, les contours parfaitement nets et l’image se montre totalement stable. Les poussières et autres artéfacts sont quasi-absents.
Nous noterons en revanche que la compression n’est pas toujours à son meilleur niveau avec de la pixellisation lors de passages rapides.
Le format de l’image est le 4/3 original.

 

Comme c’est le cas de l’image les deux pistes audio qui nous sont proposées sont excellentes. Il s’agit de la version japonaise originale ainsi que le doublage français réalisé par IDP, tous deux en stéréo. Les dialogues sont parfaitement audibles et l’ensemble sonore agréablement retranscrit.
La configuration à la volée est impossible.

 

 

© Monkey Punch All Rights Reserved

© TMS All Rights Reserved Under Licence to IDP

La version française d’Edgar de la Cambriole a été réalisée par IDP au studio Midi Sync en 2004. L’éditeur a gardé à l’esprit de rester proche du doublage de 1985 tout en respectant le texte original. Il a néanmoins fallu composer avec les difficultés liées aux problèmes juridiques autour du nom de Lupin, obligeant à remplacer son nom et toutes autres références. Le choix a ainsi été fait de conserver les noms français de l’époque pour ce nouveau doublage. La direction artistique a été confiée à Philippe Ogouz (Ken dans Ken le Survivant) qui reprend également le rôle d’Edgar. Catherine Lafond fait également son retour sur le personnage de Magali. En revanche, les comédiens Jacques Ferrière (depuis décédé) et Francis Lax n’ont pu être présents. Nous retrouvons à leur place Jean Barnay (Jack-la-morsur dans Rango) sur Goemon, Patrick Messe (Rey dans Ken le Survivant) sur l’inspecteur Lacogne et enfin Philippe Peythieu (Homer dans Les Simpson) sur Jigen. Agnès Gribes prête quant à elle main forte sur les différents personnages secondaires féminins de la série.
Pour ce nouveau doublage, fort est de constater qu’il se montre d’un bon niveau. Les différents comédiens sont convaincants avec des jeux vivants et l’adaptation est soignée. A noter que les dialogues prennent de temps à autres des distances avec le texte japonais. En effet, dans l’euphorie des enregistrements, les comédiens se sont permis quelques modifications comme au bon vieux temps de Ken le Survivant. Alors que cela créait une distance avec les scènes à l’écran sur cette dernière, ici les retouches renforcent le comique du scénario et reste totalement dans l’esprit de la série. Cette version française est ainsi un régal à l’écoute.
Nous reprocherons en revanche la surexploitation des comédiens très peu nombreux pour l’ensemble des personnages secondaires.
Les sous-titres quant à eux sont plus proches des dialogues originaux bien que, toujours en raison des problèmes juridiques liés au nom de Lupin, ce dernier se voit également traduit par Edgar dans les sous-titres.


La série a été réalisée en 1971 au studio TMS. Les traits des personnages ont été retouchés pour cette adaptation par Yasuo Otsuka. Le poste de réalisateur a lui vu se succéder Masaaki Osumi sur les sept premiers épisodes ainsi que le neuvième et le douzième tandis que Hayao Miyazaki (nombreux films du studio GHIBLI) accompagné de Isao Takahata (Idem) ont œuvré sur les autres. Si les dessins se sont vus légèrement corrigés et donnent des traits assez ronds, le tout reste dans l’esprit du manga de Monkey Punch. La série connaitra une évolution constante tout au long de ces vingt-trois épisodes avec tout d’abord des dessins très proches du pilote puis retravaillés au fur et à mesure. Cela se révèle par ailleurs assez flagrant sur Magali qui changera à plusieurs reprises de coiffure. L’animation pour sa part est de bonne qualité tandis que les décors manquent parfois de détails.
Le tout est accompagné par les compositions de Takeo Yamashita et les chants de Charlie Kosei. Celles-ci se montrent « posées » et « douces », à la manière des mélodies de films de western. Elles donnent certes une ambiance un peu « rétro », surtout avec les paroles qui ne cessent de répéter « Lupin the Third » en boucle, mais qui s’accordent parfaitement à la série.
Lors de sa diffusion initiale à la télévision japonaise, la série disposait de trois génériques d’ouverture distincts. Les deux premiers étaient toujours le travail de Charlie Kosei avec « Lupin Sansei sono 1 » pour les trois premiers épisodes, « AFRO LUPIN ‘68 » du 4 au 15. C’est Yoshiro Hiroishi qui s’est occupé de « Lupin Sansei sono 3 » présent des épisodes 16 à 23. Les différentes séquences composant les génériques étaient alors issues de l’épisode pilote.
En guise de générique de fermeture, nous retrouvons « Lupin Sansei sono 2 » à nouveau de Charlie Kosei.
Etrangement, les génériques d’ouverture ont ici été remplacés par « The Readymade Young Oh! Oh! Mix » du groupe Pizzicato Five, qui est un remix de l’original sorti en 1999 dans leur album « Readymade Records Tokyo: Remixes ». Cette nouvelle composition tranche quelque peu avec les autres puisque bien plus dynamique et rythmée. Les images quant à elles ont également été retouchées afin d’être plus proches du graphisme de la série et le titre « Edgar de la cambriole » a été incrusté afin de remplacer l’original.


Casting (Studio Midi Sync) :

Distribution :
PHILIPPE OGOUZ : Edgar (Lupin III)
PHILIPPE PEYTHIEU : Jigen
CATHERINE LAFOND : Magali (Fujiko)
JEAN BARNEY : Goemon
PATRICK MESSE : Inspecteur Lacogne (Inspecteur Zenigata)

 

Packaging :
La série est intégralement disponible en deux coffrets de douze et onze épisodes. Chaque DVD est placé dans un boitier slim dont l’intérieur offre différents croquis des personnages. Le tout vient ensuite se placer dans les deux coffrets superbement gaufrés disposant d’illustrations clairement plus récentes que la série. Un listing d’épisodes est disponible dans chacun des coffrets.

 

Interactivité :
Après introduction dans le lecteur apparaissent les recommandations d’usages puis le logo d’IDP. S’ensuivent deux bandes-annonces du catalogue de l’éditeur avant que ne démarre le menu principal. Quatre liens sont disponibles :

LECTURE : pour démarrer l’ensemble des épisodes
EPISODES : pour visionner un épisode précis.
VERSIONS : pour configurer le disque.
CATALOGUE : afin d’accéder aux bandes-annonces de l’éditeur.

 


Le menu principal est agréablement animé mais accompagné par le thème du générique d’ouverture de la seconde série. Les autres sous-sections sont totalement fixes.
La transition entre les teasers et le générique de fermeture est souvent abrupte et coupe avant même la fin des phrases. De plus, ces derniers sont totalement absents sur le sixième disque.


Bonus :
Il n’y a pas de bonus de présents dans ce coffret.

 

Conclusion

Lupin III est un personnage qui est entré dans la culture populaire japonaise et ce notamment grâce à sa longévité impressionnante. Si dans les années 80 la série se voit exportée en Europe, elle ne parviendra pas à gagner en France la reconnaissance qui lui est dû. Contrairement à nos voisins Italiens où la série y est énormément appréciée. Elle a par ailleurs inspiré de nombreuses autres œuvres telles que City Hunter ou Cat’s Eye.
IDP nous a permis d’enfin découvrir la première série de Lupin III de 1971. Les différents épisodes sont, pour la majorité, issus du premier manga du même nom de Monkey Punch. Cela expliquant le fait que les premiers épisodes soient assez sombres et ponctués d’érotisme bien qu’édulcoré. Toutefois avec l’arrivée de Hayao Miyazaki et d’Isao Takahata la série prendra un nouveau tournant en allégeant les scénarios pour privilégier l’humour.
Cette première série se révèle ainsi inconstante et se cherche quelque peu. La violence disparait progressivement, le design des personnages évolue d’un épisode à l’autre et même certains points de l’histoire sont modifiés comme la Mercédès SSK qui devient une Fiat 500. Au niveau des héros, nous retrouvons plus un duo de tête en Edgar et Jigen qui sont ponctuellement rejoints par Goemon et Magali plutôt qu’un réel groupe uni. Les différents personnages sont ainsi souvent mis en valeur à tour de rôle en évinçant de manière évidente les autres. Bien sûr certains épisodes tirent leur épingle du jeu en se démarquant. Ceux mettant en scène la totalité des personnages se révèlent d’ailleurs sur le haut du panier.

Ainsi pour conclure, la série est bien réalisée, les personnages sont attachants et l’on rit beaucoup devant la série. Certains épisodes sont de plus de petits bijoux comme le huitième bourré d’humour et d’action. Une très bonne série, rafraichissante devant laquelle on ne s'ennuie pas et qui permet de passer un bon moment devant sa télévision. Cela même si imparfaite.

 



Les +
Les personnages
La réalisation
Les compositions
La version française


Les -
Manque de cohésion à la série
Aucun bonus de présent

 
 
 
 

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