Caractéristiques :

- Nom original : Cat's Eye
- Date de sortie : 01 Janvier 2005
- Nombre d'épisodes : 37
- Durée totale : 925 minutes
- Editeur : IDP


Tsukasa Hôjô, alors jeune mangaka, entame en 1981 la prépublication de son manga Cat’s Eye dans le Weekly Shônen Jump. La série se poursuivra alors jusqu’en 1985 et sera compilée en quinze tomes reliés. Premier grand succès de l’auteur, elle sera rapidement adaptée en deux séries télévisées de 36 et 37 épisodes par le studio TMS. La diffusion s’effectua du 11 Avril 1983 au 8 Juillet 1985 sur NTV.
Cat’s Eye sera importée en France en 1986, visible dans l’émission Amuse 3 à partir du 21 Septembre sous le titre « Signé Cat’s Eyes ». Si lors de la première diffusion de la première série les images des génériques originaux sont accompagnées par la célèbre chanson française, elles seront par la suite remplacées par une compilation d’extraits.
En ce qui concerne le manga, c’est l’éditeur Tonkam qui publie le premier la série le premier tome étant sorti en Septembre 1998. Toutefois, Tsukasa Hôjô fonde avec différents auteurs la société de production COAMIX en 2000 qui gèrera notamment les droits des séries du mangaka. En 2003, c’est alors Panini Comics qui récupère les droits. En effet, l’auteur avait alors la volonté de réunir l’intégralité de son catalogue au sein d’une unique structure travaillant à l’échelle européenne.
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Tam, Sylia et Alex parviennent enfin, après des années d’efforts, à obtenir une piste sérieuse afin de retrouver leur père Michael Heintz. Celle-ci les conduisent toutes les trois à Paris. Malheureusement la ville est bien trop vaste pour qu’elles puissent effectuer des recherches par elles-mêmes. Elles décident donc de prendre d’assaut les différents musées en les cambriolant. La manœuvre faisant grand bruit, les trois sœurs espèrent ainsi se faire remarquer pour attirer l’attention de leur paternel. Du côté de la BRB, Quentin découvre que toutes les pièces volées ont un lien avec un artiste célèbre du nom de Heintz.
Mais rapidement de nouveaux vols ont lieu au Japon signé Cat’s Eye se terminant parfois de manière brutale et sanglante. Quentin refuse de croire que les « Cat’s » puissent agir ainsi tandis que les sœurs chamades préfèrent rentrer au pays.
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DVD 8 :
Episode 37 : Les Cat's Eye à Paris
Episode 38 : Mutation difficile
Episode 39 : Ange gardien
Episode 40 : Surprise dans le noir
Episode 41 : Chambre forte
Episode 42 : 107
DVD 9 :
Episode 43 : Douceur de vivre
Episode 44 : Joli piège
Episode 45 : Mélodie d'amour
Episode 46 : Jeux dangereux
Episode 47 : Mystère chimique
Episode 48 : Cadeau du père
DVD 10 :
Episode 49 : Yokohama blues
Episode 50 : Les larmes des étoiles
Episode 51 : Faux mariage
Episode 52 : Dangereuse tentation
Episode 53 : Good bye !
Episode 54 : La mouette rieuse
DVD 11 :
Episode 55 : La statue
Episode 56 : Le violon
Episode 57 : Requiem pour les méchants
Episode 58 : Amoureux d'une femme mystérieuse
Episode 59 : Soudain l'amour
DVD 12 :
Episode 60 : Le condor
Episode 61 : Je te hais, Quentin !
Episode 62 : Cachette
Episode 63 : Ne pleure pas
Episode 64 : Au revoir, mes mamans
DVD 13 :
Episode 65 : Le pouvoir de l'âge
Episode 66 : Dansons !
Episode 67 : Vive la miss !
Episode 68 : Tu me rends folle
Episode 69 : Don Juan
DVD 14 :
Episode 70 : Sur la route du sud
Episode 71 : Attrapé par une caméra
Episode 72 : Tu as seulement une chance
Episode 73 : Lever le voile
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IDP a ici utilisé des masters restaurés par le studio TMS lui-même. Si le programme est dans un très bon état, nous noterons cependant des couleurs parfois un peu ternes, et une compression pas toujours maitrisée. Nous pourrons également relever un grain assez présent qui s’explique par l’âge de la série. Malgré tout, le rendu reste très honnête avec une quasi-absence de poussières et d’artéfacts, des contours nets ainsi qu’une stabilité optimale.
L’image est dans son format d’origine 4/3.
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Cette édition nous permet de visionner la série en version japonaise ou française, toutes deux d’époque et en stéréo. Celles-ci sont claires et réussies. Nous noterons en revanche un défaut présent sur la piste francophone de l’épisode 72 qui se traduit par un effet d’écho. Effectivement, sur toute la durée de celui-ci nous pouvons entendre de manière étouffée chaque ligne de texte quelques instants avant que les personnages les déclarent. Un peu déroutant les premières minutes même si l’on en fait rapidement abstraction.
La configuration à la volée est impossible.
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© TSUKASA HOJO / COAMIX - TMS
La version française présente est celle de l’époque. Elle se montre d’un très bon niveau avec des comédiens talentueux et particulièrement dynamiques. Réalisée au studio DOVIDIS en 1986, nous retrouvons Marie-Laure Dougnac (Arwen dans Le Seigneur des Anneaux) sur Tam, Genevieve Taillade sur Sylia et Assaya et enfin Annabelle Roux (Sora dans Digimon) sur Alex. Au niveau des comédiens masculins sont présents Pierre Laurent (Dobby dans Harry Potter, Ned Flanders dans les Simpsons depuis la saison 10) sur Quentin et Laurent Hilling sur le commissaire Bruno et Monsieur Durieux. Ces cinq comédiens donnent une énergie exceptionnelle à la série, d’autant que l’adaptation bien que s’éloignant parfois de la version originale joue un rôle important dans cette version française pleine de vie. Beaucoup retiendront l’insulte favorite de Quentin peu utilisée de nos jours dans les doublages « Hey patate ». De nombreux comédiens viendront également se joindre à notre groupe de comparses afin de camper les personnages secondaires. On regrettera en revanche l’intégration de la mélodie du générique français dans le corps des épisodes, de plus en plus présente au fur et à mesure de l’avancée de la série, qui supprime tout bruitage.
Les sous-titres présents sur la piste japonaise sont en revanche bien plus fidèles aux dialogues.
Notons que les écrans-titres ont été traduits en français de manière fort réussie. En revanche, les teasers non doublés sont présents en version originale sous-titrés. Que cela soit sur la VO ou la VF nous avons alors une traduction conservant les noms originaux mais indiquant le titre français de l’épisode suivant. Choix étrange je dois dire.
Le teaser de l’épisode 62 est toutefois dépourvu de sous-titres quel que soit le choix de la langue.
Du point de vue artistique, nous suivons une série qui dispose d’un bon bilan technique. En effet, la réalisation est de qualité et surtout constante sur la totalité des épisodes. L’équipe en charge de sa production a quelque peu évolué depuis la première série et c’est dorénavant Kenji Kodama (City Hunter, Détective Conan) qui en est le réalisateur. Au chara design, Satoshi Hirayama (Ashita no Joe 2, nombreux films de Lupin III/Edgar de la Cambriole) prend la relève de Akio Sugino (Cobra, Black Jack, Ashita no Joe). Junichi Iioka conserve cependant son poste de compositeur.
Suite à ces changements, cette seconde série de Cat’s Eye se voit doté d’une ambiance plus sombre que sa prédécesseure mais aussi d’un design bien plus triangulaire notamment au niveau des visages. Si cela est assez choquant lors du premier épisode, le spectateur oubliera rapidement cet aspect au profit de la qualité globale des dessins et des scénarios. Les compositions pour leurs parts bien qu’accompagnant à merveille les différentes scènes restent en dessous des précédentes. Seuls les thèmes reprenant les mélodies des génériques se démarquent réellement.
Pour ceux-ci, nous pouvons retrouver « Derringer » de Noriko Tone en guise de générique d’ouverture et « Hot Stuff » de Sherry Savage. Tous deux sont très agréables à l’écoute.
En ce qui concerne le célèbre générique français « Signé Cat’s Eyes », il s’avère que pour des raisons de droits et de coûts IDP n’a pu l’inclure à ce coffret. Raté pour les nostalgiques.
Casting (Studio DOVIDIS) :
Distribution :
Marie-Laure Dougnac : Tam Chamade
Geneviève Taillade : Sylia Chamada, Odile Assaya
Annabelle Roux : Alex Chamade
Pierre Laurent : Quentin Chapuis
Laurent Hilling : Commissaire Bruno, Mr Durieux
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Packaging :
Les épisodes de Cat’s Eye sont répartis sur sept disques. Ceux-ci viennent se placer dans des supports plastiques s’ouvrant à la manière d’un livre et disposant de couvertures cartonnées. Tout ceci vient ensuite se placer dans un fourreau lui aussi cartonné. Afin de rester au maximum dans l’esprit de la série, IDP a mis au point un fourreau ouvert sur son recto et illustré à la manière des rebords d’un cadre. Ainsi lorsque le coffret est au complet une illustration est visible au sein des rebords de cadre alors qu’une carte de Cat’s Eye présente à l’intérieur du fourreau est visible lorsqu’il est vide. Très ingénieux.
En revanche, le listing des épisodes est erroné à partir du DVD 11 puisque l’épisode 60 se trouve sur le 12.
Interactivité :
Après introduction dans le lecteur apparaissent les recommandations d’usages puis le logo d’IDP. Sont ensuite présents diverses bandes-annonces de titres du catalogue de l’éditeur. Le menu principal démarre alors. Celui-ci représente un musée en 3D avec des extraits d’épisodes en guise de tableau et des lasers de sécurité balayant la pièce. Le tout vu en vision subjective par le spectateur qui s’y déplace. Trois liens sont disponibles :
LECTURE : pour démarrer l’ensemble des épisodes
EPISODES : pour visionner un épisode précis.
VERSIONS : pour configurer le disque.
Les transitions entre les sous-menus se font par le rapide passage d’une carte de Cat’s Eye toujours en 3D.
Bonus :
L’ultime galette offre pour sa part différents bonus. Nous pouvons y retrouver une galerie d’images sur un fond musical, les génériques en version karaoké française ou japonaise puis sont disponibles quelques bandes-annonces du catalogue IDP.
Enfin, un livret est disponible proposant un guide des épisodes, des croquis ainsi que différentes informations sur la série.
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Cat’s Eye est l’une de ces séries qui a gagné une forte popularité suite à sa diffusion historique sur France 3. Encore aujourd’hui son titre français « Signé Cat’s Eyes » est connu par une majorité de personnes liées plus ou moins à l’animation japonaise. Elle conserve une image de qualité à juste titre grâce à son excellente réalisation et ses scénarios intéressants. Les personnages sont attachants le tout boosté par une version française d’époque d’un professionnalisme sidérant tant les doublages du Club Dorothée ont pu faire de l’ombre par la suite.
Malgré tout, la série n’est pas à monter sur un piédestal dans l’animation japonaise malgré ses qualités indéniables. Effectivement, celle-ci souffre aussi de plusieurs défauts. Il arrive notamment que les trois sœurs mettent sur pied des plans totalement tirés par les cheveux. Le couple Tam/Quentin est également exécrable tant les deux tourtereaux ne cessent de se reprocher divers actes et se disputent en permanence. Enfin Assaya très active dans la première série ne fait bien souvent que de la figuration tandis que Quentin qui parvient à comprendre le lien des vols avec Heintz occulte totalement ce fait sans creuser plus encore. N’oublions pas pour terminer que la série ne dispose d’aucune conclusion contrairement à son homologue papier. Malgré un final touchant la clôturant, Cat’s Eye se termine de la même manière que tout autre épisode.
Avis de Asakura :
Bien que les points négatifs de la série relevés plus haut soient évidents, Cat’s Eye reste une série très agréable à suivre. Les personnages sont intéressants et les histoires recherchées. La contradiction Tam la voleuse et Quentin le policier est l’un des principaux fers de lance de l’œuvre. Celle-ci est très souvent tiraillée entre son désir de voler une pièce de musée sachant que sa réussite pèsera sur l’avenir professionnel de son fiancé. De nombreux stratagèmes doivent également être mis en place afin que le jeune homme ne découvre pas l’identité des trois voleuses même si dans de rares cas ils sont physiquement proches et doivent s’entraider.
Pour terminer, si le dernier épisode n’apporte pas de réelle conclusion à la série télévisée, celui-ci se montre émouvant notamment en se plaçant du point de vu de Tam.
L’édition d’IDP pour sa part est d’excellente qualité même si l’on aurait souhaité un peu plus de bonus vidéo.
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Les +
Les personnages
Opposition Voleuses/fiancé policier
Réalisation excellente
Version française de grande qualité
Les -
Des incohérences scénaristiques (Quentin avec Heinz, Assaya, …)
Pas de conclusion à la série
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