Caractéristiques :

- Nom original : Ghost In The Shell - Stand Alone Complex
- Date de sortie : 11 Octobre 2006
- Nombre d'épisodes : 12
- Durée totale : 300 minutes
- Editeur : BEEZ

Ghost In The Shell est un manga de Masamune Shirow en trois volumes dont la parution s’étala de 1991 à 1997 chez Kodansha. Une séquelle lui fut par la suite offerte en 2002 avec Ghost In The Shell 2 : Man/Machine Interface puis en 2003 avec Ghost In The Shell 1.5 : Human-Error Precessor. Le fort succès que rencontra l’œuvre lui permit d’être adaptée en un film réalisé par le grand Mamoru Oshii en 1995, puis une nouvelle fois en 2004, Ghost In The Shell : Innocence. De même, en 2002, est réalisée une série télévisée de vingt-six épisodes, Ghost In The Shell Stand Alone Complex qui sera suivie d’une seconde saison en 2004 : Ghost In The Shell Stand Alone Complex 2nd GIG, par Kenji Kamiyama. Enfin un nouveau film, Ghost In The Shell Stand Alone Complex Solid State Society viendra compléter cette série animée. Notons également deux autres films qui ne sont que le remontage de quelques épisodes des deux saisons correspondantes.
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Nous sommes en 2030. Les avancées technologiques ont fait un tel progrès que la majorité de la population en est venue à se cybernétiser. Cela va ainsi des simples implants cérébraux permettant une communication instantanée à la transplantation de son cerveau dans un corps totalement artificiel. Avec ces nouveautés sont ainsi apparus de nouveaux criminels exploitant ces systèmes de pointes. Pour combattre cela, une unité d’élite a été créée : la section 9.
Aux détours de différentes missions, c’est une vieille affaire qui refait surface. Un individu se faisant appeler « Le Rieur » réapparait soudainement après des années de silences. Sorte de héros moderne, celui-ci œuvre à dénoncer les malversations des grands groupes industriels et hommes importants corrompus. Pour atteindre ses objectifs, il se montre alors prêt à pirater n’importe quel système informatique ainsi que cyber-cerveaux et impose notamment un logo représentant un visage à la vue de tous pour camoufler son identité.
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Motoko Kusanagi : disposant du grade de Major, c’est elle qui dirige les opérations. Ayant eu un accident dans sa jeunesse, elle a dû subir très tôt une cybernétisation complète la privant d’un corps vivant. Grâce à cela et à l’entretien qui lui permet l’armée, elle dispose d’une enveloppe extrêmement puissante physiquement tout en conservant son calme et son intelligence innée.
Batou : Ancien membre des commandos de l’armée, Batou fait lui aussi partie de la section 9 et est fortement cybernétisé. C’est un homme de terrain qui aime la grosse artillerie. Malgré ses airs bourrus c’est aussi une personne qui peut être attentionnée comme le montre sa relation particulière avec le major ou encore l’entretien privilégié qu’il donne à son Tachikoma.
Togusa : Togusa est le « bleu » de la section 9. Il est le seul à être humain à 100% et refuse toute cybernétisation. Son recrutement a été motivé par ses capacités mises en avant lorsqu’il était policier mais aussi en raison de sa décision d’être imperméable à la technologie. Le choix de la présence d’un humain peut en effet être décisif dans une équipe composée de cyborgs. Malgré un esprit vif, Togusa reste une personne peu sûre d’elle.
Aramaki : Aramaki est à la tête de la section 9 sous la direction du premier ministre. A l’instar de Togusa, il est lui aussi totalement dépourvu de cybernétisation. Malgré une apparente froideur il fait foi de figure paternelle pour ses troupes à qui il laisse une marge de manœuvre relativement importante.
Tachikoma : les Tachikomas sont des petits tanks individuels en forme d’araignée. Chaque membre de la Section 9 en dispose d’un qui lui est personnel. Ils ont été créés pour les interventions plus ou moins lourdes et ont pour mission de suivre les directives tout en protégeant leur maître. Dépourvu de Ghost (d’âme), les Tachikomas ont malgré tout le comportement d’un enfant curieux de tout, extraverti et fier des missions qui leur sont confiées.
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Le master utilisé pour cette édition est réellement impeccable. Les couleurs sont chatoyantes, les contours parfaitement nets et nous observons une totale absence de poussières ou autres éléments perturbateurs. On notera simplement la présence passagère de postérisation et l’omniprésence de saccades dues à la conversion NTSC en PAL. La compression quant à elle est excellente.
Le format de l’image est le 16/9 d’origine.
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BEEZ nous permet de retrouver dans ce coffret les pistes audio originale, francophone et anglophone. Toutes sont disponibles en 2.0 mais aussi en 5.1. Seules les deux premières langues ont été écoutées et se révèlent être un régal. Si les versions stéréo sont de grandes qualités, les 5.1 se révèlent meilleures encore. Les dialogues sont parfaitement audibles, l’ambiance sonore est immersive et les différents effets particulièrement accrocheurs.
La configuration à la volée est possible.
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© 2002-2004 Shirow Masamune – Production I.G./KODANSHA
La version française de Ghost In The Shell – Stand Alone Complex a été réalisée au studio Chinkel sous la direction artistique de Thierry Kazazian. Celle-ci est d’excellente qualité. Le casting a été fait avec discernement et les comédiens sont particulièrement convaincants. C’est Hélène Bizot (Kirika dans Noir, Lain dans Serial Experiments Lain) qui incarne à la perfection le Major Kusanagi. Son timbre de voix plus vivant et jeune que celui de Tannia Torrens sied à merveille au personnage. De son côté, Batou est lui toujours campé par Daniel Beretta (Voix récurrente de Arnold Schwarzenegger), seul survivant du casting du film de 1995, et à quel titre puisque sa voix est en parfaite symbiose avec le rôle qu’il interprète. Togusa, pour sa part est joué par Yann Pichon (Spike dans Cowboy Bebop, Thomas dans Card Captor Sakura) qui retranscrit à merveille le côté peu sûr de lui, dernière recrue mais aussi ce petit côté juvénile qui le caractérise. Enfin, c’est le talentueux Frédéric Cerdal (Villefort dans Gankutusou – Le Comte de Monte-cristo) qui est présent sur Aramaki et Patricia Legrand qui s’est vue octroyer le rôle des Tachikomas (Sakura dans Card Captor Sakura).
Au niveau de l’adaptation, nous retrouvons de la même manière une traduction fidèle, soignée mais toujours très vivante. Elle est le fruit du travail de Didier Duclos et Xavier Hussenet. Les sous-titres quant à eux se montrent également très proches des textes originaux.
Une piste est disponible sur la version française pour retranscrire les textes à l’écran et un carton de doublage est visible en fin de chacun des épisodes.
Au niveau de la technique, il est évident qu’en raison de son format de série télévisée, Ghost In The Shell – Stand Alone Complex n’a pu bénéficier d’une réalisation à la hauteur du film de 1995. Malgré tout, la série dispose d’un bilan technique excellent. L’animation est de grande qualité, le chara design bien qu’un poil épuré est soigné et les décors sont fouillés. C’est Kenji Kamiyama (Blood : The last vampire, Minipato) qui occupa le poste de réalisateur, Makoto Shimomura (Street Fighter Alpha) du chara-design, Kenji Teraoka ainsi que Shinobu Tsuneki du mecha design et enfin Yoko Kanno (Rahxephon, Wolf’s Rain) aux compositions. Différents éléments en 3D sont également intégrés et de manière impeccable notamment au niveau des véhicules et des différents mecha. Les musiques d’ambiances sont adaptées en fonction des épisodes soulevant le côté humoristique de la situation ou à l’inverse la tension présente. Elles permettent de sublimer certaines séquences comme lors du second épisode avec la tentative des Tachikomas de stopper le char.
Le générique d’ouverture quant à lui se fait sur le thème musical « Inner Universe » d’Origa et est entièrement réalisé en trois dimensions afin de soulever l’avancée de la technique présente dans la série. En revanche, le générique de fermeture sur fond de « Lithium Flower » de Scott Matthew nous expose les protagonistes dans différentes situations par le recours à de nombreuses illustrations. Le procédé nous rappelant que malgré tout, les membres de la section 9 n’en restent pas moins des hommes.
Les teasers habituels ont eux été remplacés par les courtes séquences « La vie des Tachikoma » qui met en situation les petits tanks dans des réflexions comiques sur leurs conditions.
Les crédits disponibles au cours des génériques sont en anglais.
Casting (Studio Chinkel):
Direction Artistique : Thierry Kazazian
Adaptation : Didier Duclos et Xavier Hussenet
Distribution :
Hélène Bizot : Major Kusanagi
Daniel Beretta : Batou
Yann Pichon : Togusa
Mathieu Rivolier : Ishikawa
Patrick Bethune : Borma
Frédéric Cerdal : Aramaki
Patricia Legrand : Tachikoma
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Packaging :
Chacun des trois disques réunit quatre épisodes de la série qui viennent se placer au sein d’un boitier amaray. Le recto de chaque jaquette représente un personnage tandis que le verso propose un court synopsie pour chacun des épisodes ainsi que les caractéristiques du DVD. La sérigraphie reprend l’illustration de cette jaquette. Le tout vient ensuite se placer dans un fourreau carton souple à l’effigie du Major sur son recto et proposant différents commentaires et caractéristiques techniques à son verso.
Chaque jaquette est réversible.
Interactivité :
Après introduction dans le lecteur apparaissent le logo de l’éditeur, les recommandations d’usage puis le menu principal. Ce dernier est réussi et propose un personnage sur un fond de nombreux caractères animés accompagnés d’extraits d’épisodes fondus à l’arrière plan. Cinq liens sont disponibles.
Lecture : pour visionner l’intégralité des épisodes.
Les épisodes : pour visionner un épisode précis.
Versions : afin de configurer le disque.
Suppléments : pour accéder aux bonus.
Autres titres Beez : pour visionner les bandes-annonces de l’éditeur.
Le menu et ses sous-parties sont tous accompagnés d’un fond sonore.
Bonus :
En plus d’un bilan technique impeccable, cette édition nous permet également de retrouver une pléthore de bonus.
- Notes de production : L’univers de Ghost in the Shell (texte à faire défiler)
- Filmographies et interviews : Kenji Kamiyama (réalisateur), Atsuko Tanaka (voix du Major), Yoko Kanno (compositrice), Osamu Saka (voix d’Aramaki), Akio Otsuka (voix de Batou) et Kazuhiro Wakabayashi (ingénieur du son).
- Les personnages : fiches personnages des six héros et des Tachikomas.
- Génériques sans crédits
- Bandes-annonces : bandes-annonces américaines de la série et du film de 1995.
- Deux cartes à l’effigie d’un personnage de la série sont disponibles dans chaque boitier accompagné d’un livret.
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Ghost in the Shell – Stand Alone Complex est une série télévisée en vingt-six épisodes réalisée par Kenji Kamiyama. Produite en faisant table rase du film de Mamoru Oshii, il a toutefois tenté de rester fidèle à la vision de son prédécesseur tout en se rapprochant de l’œuvre de Masamune Shirow. Le terme Stand Alone Complex reflète en réalité la forme de la série qui alterne entre épisodes composant l’affaire du Rieur (Complex) et d’autres offrants des histoires indépendantes (Stand Alone).
BEEZ nous permet de retrouver les douze premiers épisodes de cette série mature, réfléchie et au bilan artistique impeccable. L’on s’attache rapidement aux personnages et même à ces moulins à paroles de Tachikomas. Bien que l’on puisse regretter l’utilisation de boitiers amarays, cette édition est de grande qualité avec une image et un son superbe, une version française excellente et des bonus en pagaille.
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Les +
Editions de qualité
Réalisation impeccable
Excellente version française
Bonus intéressant
Les -
Pour chipoter, le recours à des boitiers amaray.
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