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Digimon -Coffret 5-

Caractéristiques :

 

  • Nom original : Digimon Adventure 02 / Digimon Tamer
  • Date de sortie : 11 Mai 2010
  • Nombre d'épisodes : 23
  • Durée totale : 530 minutes
  • Editeur : LCJ Editions

 

Présentation

Digimon était à l’origine des tamagotchis, petits animaux électroniques dont il faut s’occuper régulièrement pour les garder en vie. Suite au succès de la série « Pokémon », Akiyoshi Hongo décide d'adapter ces jeux sur petit écran par l’intermédiaire du studio Toei Animation. Bien qu’elle ne remporte pas le même succès que la série concurrente, elle sera tout de même achetée par les Etats-Unis, qui la remanieront pour coller à un public de 8 ans, et l’exporteront dans le reste du monde. Cette série faisait en réalité suite au premier film Digimon, qui fut fusionné avec les deux longs métrages suivants pour n’en former qu’un seul, sorti chez nous après la fin de la diffusion télévisée.
Après le succès international de la première série, est diffusée à partir du 2 Avril 2000 Digimon Adventure 02 sur Fuji TV jusqu’au 25 Mars 2001. Cette seconde partie se déroule ainsi trois ans après la fin des aventures de Taï et son équipe dans le monde digital. Digimon Adventure 02, toujours aussi sobrement renommée « Digimon », débuta sa diffusion sur TF1 le 8 Septembre 2001 pour terminer le 29 Juin 2002 avec l’épisode quarante, stoppant ainsi la série à dix épisodes de la fin.
Fox Kids, devenue Jetix en 2004 puis Disney XD en 2009 diffuse régulièrement les trois premières séries de Digimon.

 

Digimon Adventure 02 :
L’équipe des Digisauveurs est parvenue à ramener à la raison Ken qui prend conscience des actes qu’il a commis en tant qu’Empereur des Digimons. Malgré un temps d’hésitation, il les rejoint afin d’aider à la reconstruction du Monde Digital. Deux digimons sévissent toutefois dans l’ombre, Aruchenimon et Mummymon, en transformant les tours noires en digimon maléfique. Afin d’en finir une fois pour toute avec ceux-ci, Aruchenimon décide d’utiliser cent tours noires à la fois et créer BlackWargreymon. Au désespoir de sa créatrice, il prendra rapidement conscience de sa supériorité et préférera faire cavalier seul à la recherche d’un adversaire digne de lui. Il détruira par mégarde l’une des pierres du destin, les piliers du Monde Digital, provoquant l’apparition furtive d’un Méga Digimon. Décidé à affronter celui-ci, BlackWargreymon part à la recherche des différentes pierres du destin afin de les anéantir. Les digisauveurs entament donc une course contre la montre afin de stopper un ennemi qu’ils ne peuvent vaincre.

Digimon Tamer :
Nous sommes au Japon, à Tokyo, où une franchise fait littéralement fureur chez les enfants. Il s’agit de « Digimon » qui est déclinée en jeux vidéo, de cartes ou encore en dessin animé. Takato, un garçon de douze ans est justement l’un des grands fans du jeu de cartes. Un jour où il jouait avec ses amis, il découvre une carte inconnue dans son paquet qu’il passe dans son analyseur de cartes, ce qui a pour effet de le détraquer. Ne faisant pas attention à l’heure, Takato arrive en retard à son cours et se fait punir. Durant sa colle, celui-ci dessine le digimon qui lui semble parfait. Enfin libéré, il récupère son digianalyseur qui prend alors la forme d’un digivice et enregistre les informations du dessin de Takato. Dans la nuit, le digivice indique la croissance d’un digi-œuf. Lorsque celui-ci éclot, une gigantesque colonne de lumière fait son apparition en plein cœur du quartier de Shinjuku…

Contrairement au précédent coffret, l’image se révèle ici un poil meilleure avec des couleurs bien plus vives que précédemment. Toutefois, les contours manquent toujours autant de netteté sans oublier la compression exécrable.
Notons que cinq épisodes de la troisième série, Digimon Tamer, sont disponibles dans ce coffret. Le master est là en revanche d’excellente tenue. Les contours sont nets, les couleurs vives et avec une totale absence de cross-coloration ou même de poussières. Seule la compression reste à nouveau un problème omniprésent.
Le format de l’image est le 4/3 original.

 

Les voix sont parfaitement audibles, le niveau sonore n’est pas trop bas et le mixage est bon. Aucun défaut n’est à noter. L’absence de la VO est tout de même dommageable puisque la version française est issue de la version américaine censurée.

 

© TOEI ANIMATION CO. LTD. ALL RIGHTS RESERVED

En ce qui concerne Digimon Adventure 02, le doublage reste dans la ligne droite de ce qui était fait précédemment. Les comédiens, peu nombreux pour l’ensemble des rôles, nous offrent des protagonistes crédibles tandis que les plus secondaires ont des voix parfois contestables. Les épisodes manquent de même de suivis avec des changements de comédien ou encore des modulations de voix qui disparaissent. Notons qu’Agumon est dorénavant interprété par Alexis Thomassian (Matt) et non plus Hervé Rey. Les compositions françaises qui remplaçaient les bruitages sont elles quasi-absentes. Les changements opérés dans les dialogues pour rendre le tout plus sarcastique sont en revanche toujours présents.
Nous disposons dans ce coffret des cinq premiers épisodes de Digimon Tamer, la troisième série. Celle-ci étant totalement indépendante des deux premières nous remarquerons un renouvellement du casting pour les personnages principaux avec Paolo Domingo (Aladdin dans le film d’animation du même nom) qui interprète Takato, Tony Marot (Wufei dans Gundam Wing, Clark Kent dans Smallville) est la voix de Henry et Fily Keita (Ezra dans Vandread, Clover dans Totally Spies) celle de Rika. Au niveau des Digimons, c’est Pascal Grull (Quatre Raberba Winner dans Gundam Wing) qui incarne Guilmon, Victoire Theismann Renamon et enfin Antoine Nouel Terriermon. Pour cette troisième série, nous retrouvons à nouveau un superbe casting pour les personnages principaux, hormis… Antoine Nouel, qui n’a déjà pas une voix très agréable en temps normal et qui fournit pour Terriermon l’un des pires timbres qu’il soit possible d’entendre. Au niveau de l’adaptation, malgré certains changements flagrants, l’on reste loin du massacre de la seconde série. On peut remarquer que Jenrya est devenu Henry, Ruki, Rika ou encore Culumon en Calumon. Les différents tics de langage ont eux en revanche été perdus (« Momantai » (Ne force pas trop) de Terriermon, les « Culu » de Calumon et Guilmon qui a bien plus de mal à parler en VO) et différentes censures apparaissent. L’ensemble des compositions a aussi été changé ainsi que les génériques et notamment le superbe « The Biggest Dreamer », probablement le plus réussi des génériques d’ouverture de la franchise Digimon. En français, le thème d’ouverture est identique aux deux premières séries, tandis que celui de fermeture propose une version remixée de « Digimon, Petit monstre ».

Visuellement il n’y a pas de changement au sein de cette seconde série. L’animation reste de bonne qualité avec des décors sympathiques. Différentes séquences 3D apparaissent principalement au niveau des digivolutions. Le design général s’adresse toujours à un public relativement jeune avec des dessins épurés et des traits fins. Les compositions américaines ne sont pour leurs parts pas désagréables.
En ce qui concerne la troisième série, Digimon Tamer, le chara design toujours signé Katsuyoshi Nakatsuru parvient à renouveler les personnages. Plus épuré que jamais on note toutefois une forte volonté de réaliser des personnages réalistes que ce soit au niveau vestimentaire ou des coiffures. Les décors quant à eux sont réalisés dans un style très proche des aquarelles, faisant évoluer les personnages dans un environnement coloré et visuellement très joli. Les compositions ici présentes reprennent en partie celles déjà entendues dans les deux premières séries auxquelles viennent s’ajouter quelques unes autres. Le tout restant agréable bien que très en dessous de l’ambiance sonore originale.



Casting (Studio S.O.F.I.) :
Direction Artistique : Antoine Nouel

Distribution :
-Digimon Adventure 02-
Fabrice Trojani : Davis, Halsemon
Thierry Bourdon : T.K., Tentomon
Marie-Eugénie Maréchal : Kari
Dorothée Pousseo : Yolei, Cody
Franck Tordjman : Ken, Joe
Donald Reignoux : Tai
Alexis Thomassian :
Matt, Gabumon, Agumon
Natasha Geritssen : Izzy, Patamon
Annabelle Roux : Sora, Palmon, Biyomon
Michèle Lituac : Mimi, Gatomon
Antoine Nouel : Angemon
Michel Prud’Homme : nombreux personnages secondaires

-Digimon Tamer-
Paolo Domingo : Takato
Tony Marot : Henry
Fily Keita : Rika
Pascal Grull : Guilmon
Antoine Nouel : Terriermon
Victoire Theismann : Renamon
Yann Le Madic : Kazu
Fabrice Trojanis : Kenta
Gerard Surugue : Voix diverses

 

Packaging :
Ces vingt-trois épisodes sont répartis sur cinq DVD chacun placé dans des boitiers slims, eux-mêmes placés dans un fourreau. Les illustrations sont plutôt réussies et respectent pour une fois assez bien la période présente dans les DVDs.

Interactivité :
Les menus sont toujours identiques aux précédents coffrets. Il s’agit d’un menu fixe accompagné d’un fond sonore, extrait du générique du début. Trois liens sont disponibles :

TOUT LIRE : lance les quatre épisodes du DVD.
EPISODES : permet de choisir un des épisodes.
BONUS : permet de visionner les bonus.

 

 

A noter que les épisodes ne sont pas chapitrés.

Bonus :
Les bonus restent identiques à ceux présents depuis le premier coffret et consistent seulement en une présentation des sept digimons principaux de la première, et de leurs différentes digivolutions. En plus de n’être absolument plus en accord avec les digimons présents, ces bonus n’ont franchement pas grand intérêt.

 

Conclusion

Ce cinquième coffret permet de retrouver la dernière partie de Digimon Adventure 02. Nos héros font maintenant face à un adversaire nettement supérieur à eux en la personne de BlackWargreymon. D’autant qu’un individu dans l’ombre semble tirer de nombreuses ficelles tout autour de nos héros.
Cette seconde série aura donc permis de mettre un scénario en place plus continue et mieux structuré que pour la première. Malgré tout, l’on ne parviendra jamais à atteindre le niveau d’intérêt de celle-ci. Les personnages sont bien moins attachants et de nombreuses incohérences ou facilités scénaristiques surviennent. En tête, l’on se demandera pendant de nombreux épisodes pourquoi Kari et T.K. s’entêtent à faire appel à Pegasumon et Nefertimon alors que MagnaAngemon et Angewomon sont bien plus puissants.
Le chara design et l’animation sont pour leurs parts fortement variables d’un épisode à l’autre sans oublier la version française dirigée par Antoine Nouel avec une absence de professionnalisme flagrante ainsi que les censures américaines.

En revanche, sont aussi présents les cinq premiers épisodes de Digimon Tamer. Cette série totalement indépendante permet de renouveler quelque peu la franchise avec de nouvelles idées et de nouveaux personnages. Si le scénario n’en est qu’à ses débuts, l’intérêt est déjà présent. D’autant que la réalisation est de bonne qualité.
Digimon reste malgré tout principalement à destination d’un jeune public bien que des plus vieux puissent passer un agréable moment au cours de leur visionnage.



Les +
Scénario bien structuré
Réalisation
Digimon Tamer qui apporte un nouveau souffle


Les –
Intérêt de 02 bien moindre à la première série
Version française
Remaniement américain

 
 
 
 

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