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Princess Tutu (Box 1)

Caractéristiques : Caractéristiques

 

  • Nom original : Princess Tutu
  • Date de sortie : 08 Décembre 2004
  • Nombre d'épisodes : 13
  • Durée totale : 325 minutes
  • Editeur : Déclic images
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Présentation

Princess Tutu est une série Télévisée de vingt-six épisodes réalisée par le studio Hal Film Maker (Aria the animation, Saber Marionnette J, …). Elle fut diffusée du 8 Août 2002 au 23 Mai 2003 sur la chaine japonaise NHK. Princess Tutu connut également une adaptation manga en deux tomes, le premier parut en Mars 2003 tandis que le second le fut en Juillet suivant par le mangaka Mizuo SHINONOME. Au niveau de l’équipe qui mit sur pied la série télévisée nous retrouvons Ikuko Itô (Aria The Origination, Lovely Complex, …) qui créa le concept de la série mais également les chara design. Le poste de réalisateur fut lui confié à Shôgo KAWAMOTO (Mobile Suit G Gundam, seconde saison de You’re Under Arrest, …) et Kaoru Wada (Les enquêtes de Kindaichi, 3x3 Eyes, …) s’est occupé des compositions.

 

Il était une fois un homme appelé Drosselmeyer qui aimait écrire des contes. Un jour il entama la rédaction de l’un d’eux mais mourut avant d’en avoir écrit la conclusion. Refusant ce sort, le grand corbeau du conte s’échappa du livre pour prendre vie. Il fut suivi par le Prince, le protagoniste de l’histoire qui extirpa son cœur de sa poitrine et le brisa afin de sceller le grand corbeau avec un sortilège.
Un jour, un canard flottant tranquillement sur les eaux d'un lac aperçut un jeune homme au visage figé, incapable de sourire et en tomba amoureux. Un étrange vieillard apparut alors et tendit un collier au canard qui lui donna forme humaine. Ce bijou lui permettrait également de devenir la Princesse Tutu, un autre personnage issu du conte qui rendra au prince les fragments de son « cœur » réfugiés dans celui d’autres individus.
C’est là que se réveilla Ahiru au terme de cet étrange rêve. Mais elle comprendra bientôt au côtoiement de Mytho, un étudiant de l’école de danse où elle est inscrite, que loin d’être un simple rêve, Mytho est bel et bien le prince du Conte. Ahiru a ainsi pour mission de retrouver les différents fragments de « cœur » afin de les lui rendre. Cette quête semble tisser une étrange relation entre les deux protagonistes. Ahiru ne sait donc pas que le personnage de Princesse Tutu du conte n’apparaît que brièvement et disparaît brusquement dans un halo de lumière après avoir avoué ses sentiments au prince… ?

 

 

Ahiru : Elle est en réalité un canard qui par le biais d’un bijou donné par Drosselmeyer prend forme humaine. Celui-ci permet également en cas de nécessité de devenir Princesse Tutu. Ahiru est inscrite à l’école de danse de la ville fortifiée de Golden Krone. Elle est profondément gentille mais également naïve et maladroite.



Mytho : Il est le jeune Prince issu du Conte. Il utilisa jadis son « cœur » afin de sceller le grand Corbeau. Il est depuis incapable de ressentir le moindre sentiment, et vit tel une marionnette. Il est également inscrit à l’école de danse de Golden Krone.

 

 

Rue : Elle est la petite amie de Mytho. Jeune fille hautaine, très talentueuse en danse, elle aime diriger Mytho qu’elle considère comme sien. Cela cache pourtant un fort regret puisqu’est consciente que Mytho ne ressent rien pour elle, puisqu’en est incapable.

 

 

Fakir : Fakir est un personnage énigmatique qui semble décider du moindre fait et geste de Mytho. Personnage assez désagréable avec les autres, il met beaucoup d’énergie à empêcher Mytho de recouvrer son « cœur ».

 

 

Le master disponible pour cette édition simple est d’une tenue excellente. Les contours sont parfaitement nets, les couleurs vives et il y a une totale absence de poussière ou autres artéfacts. De même n’apparaissent aucun aliasing ni effet de cross-coloration. La compression pour sa part est très bonne.
On remarquera simplement de la postérisation quasi-omniprésente. Un drop-out apparaît en revanche en position 19’10 de l’épisode 3 et 17’50 de l’épisode 5.
L’image est dans son format original 4/3.

 

Seule la version japonaise originale est disponible en stéréo. Elle est également de bonne qualité avec un mixage équilibré entre présence des voix et ambiance sonore. Cette dernière est toutefois quelque peu plus présente et nous immerge tout au long de ces treize épisodes.

 

 

© HAL.GANJIS/TUTU

 

La série n’ayant pas été doublée en français, seule la version japonaise est disponible. Nous retrouvons Nanae Katô (Domino dans Shakugan No Shana, …) sur le personnage d’Ahiru. Son jeu est plutôt bon mais l’on remarquera l’interprétation très nasillarde de la comédienne. Cela s’explique en réalité par la véritable apparence du personnage qui est un canard et avec quoi la comparent régulièrement ses amies. Ahiru signifie par ailleurs « Canard » en japonais. C’est Naoki YANAGI (Manabu Yûki dans Galaxy Railways, …) qui interprète Mytho. Celui-ci propose un jeu monotone afin de retranscrire la totale absence de sentiment du Prince. Il parvient toutefois à l’adapter tout au long du scénario lorsque le besoin s’en ressent. En ce qui concerne Rue, c’est Nana Mizuki (Hinata dans Naruto, …) qui est en charge du personnage qui s’en sort également fort bien et parvient à transmettre les émotions du personnage avec son jeu. Enfin, c’est Takahiro Sakurai (Kiyomaro dans Zatch Bell, …) qui a le rôle de Fakir. Pour celui-ci, le comédien prend un timbre de voix assez grave tout en conservant un excellent jeu. Le doublage japonais ne déçoit donc pas et est de qualité.
Au niveau de l’adaptation française, c’est Nicolas Priet (Gankutsuou, Saiyuki, …) qui s’est occupé des sous-titres. Ceux-ci sont fidèles et fluides à la lecture malgré quelques coquilles. Les génériques ont conservé leurs crédits japonais.

Visuellement la série est également très réussie. Le chara design d’Ikuko Itô est sobre avec des traits fins mais en totale adéquation avec le caractère de chacun des personnages. Les décors sont également variés tout en restant fournis. De nombreux effets 3D apparaissent de plus et sont parfaitement intégrés au reste du décor. Enfin, l’animation, pour sa part, est de qualité. Les personnages bougent, dansent, courent, le tout avec des mouvements naturels et fluides. Quelques scènes sont employées à plusieurs reprises mais il s’agit principalement, comme dans toutes séries de Magical Girl des récurrentes séquences de transformation.
Les compositions, quant à elles, ont été composées par Kaoru Wada (Les enquêtes de Kindaichi, 3x3 Eyes). La majorité de celles-ci reprennent de célèbres œuvres de la musique classique comme Casse-noisette ou le lac des cygnes. Chaque épisode propose un scénario à l’un des célèbres ballets qui y est repris. L’effet est particulièrement réussi et s’accorde parfaitement avec la série. L’ambiance sonore est un véritable régal pour nos oreilles.

Les deux génériques, pour leur part, ont été composés et chantés par la regrettée Ritsuko Okazaki décédée en 2004 (Love Hina, Fruits Basket, …). Ceux-ci, à l’instar des compositions, restent dans un registre classique. Ils n’en restent pas moins superbes et transmettent la poésie de l’œuvre. C’est « Morning Grace » qui est le générique d’ouverture et « Watashi No Ai Wa Chiisaikeredo » celui de fermeture. L’épisode 13 propose toutefois à nouveau « Morning Grace » en tant que générique de fermeture.

Comédiens :
Nanae Katô : Ahiru
Naoki Yanagi : Mytho
Takahiro Sakurai : Fakir
Nana Mizuki : Rue
Noboru Mitani : Drosselmeyer
Akiko Hiramatsu : Edel

 

Packaging :
Les treize premiers épisodes de Princesse Tutu sont répartis en trois DVD. Chacun vient se placer dans un boitier amaray qui lui est propre. Le recto de chacun d’eux offre une illustration d'Ahiru soit seule soit accompagnée. Le verso propose un cours synopsie pour chacun des épisodes contenus accompagné par quelques captures d’écran et le détail de l’équipe technique ayant travaillée sur la série. Le tout vient également se placer dans un fourreau en carton souple. Une illustration de la Princesse Tutu dansant avec Mytho est présente sur son recto et un cours synopsie avec différentes captures d’écran est disponible au verso.


Interactivité :

Après les recommandations d’usage et le logo de l’éditeur apparaît le menu principal. Celui-ci est composé d’une image fixe identique pour chacune des galettes et de deux liens :

Lecture : pour lancer l’intégralité des épisodes.
Épisodes : pour en choisir un précisément.

 

 
Le logo de Déclic Image est également présent dans le coin inférieur gauche de l’écran et propose le générique d’une série issue du catalogue de l’éditeur.


Bonus :
Il n’y a aucun bonus de présent.

 

Conclusion

Princess Tutu se révèle être une bien belle surprise. Contrairement à ce que laisse penser son titre puéril et son graphisme enfantin au premier abord. Effectivement, la série nous immerge immédiatement dans son univers lié aux contes et de son ambiance poétique et mélancolique à la fois. Ahiru devient ainsi la princesse Tutu qui devra rendre son cœur au Prince sans ne jamais pouvoir lui avouer ses sentiments au risque de disparaître. De son côté, le Prince qui ignore tout des sentiments humains est jour après jour submergé par ce flot d’émotions qu’il ne maîtrise pas. Tutu est-elle sur le droit chemin ? Le Prince n’a jamais demandé à récupérer son cœur, est-ce ce qu’il désire ou Tutu le torture-t-il de ces émotions dont il ne veut pas ?
Chaque épisode se base sur l’un des célèbres ballets comme le lac des cygnes, et l’ambiance sonore est un régal. Et pour en profiter pleinement inutile de connaître parfaitement ces œuvres, ni même de les apprécier. L’osmose qui opère entre les images et les compositions est telle que le résultat n’est qu’enthousiasmant.
Au terme de ces treize épisode, loin d’être une série de Magical Girl enfantine Princess Tutu parvient à se démarquer en soulevant des questions pertinentes mais surtout grâce à son scénario prenant et mature.

 



Les +
Scénario intense
Réalisation de qualité
Ambiance sonore
Atmosphère poétique


Les –
Edition Light

 
 
 
 

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