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Pokémon (Intégrale saison 1 - Editions Atlas)

Caractéristiques :

 

  • Nom original : Pocket Monsters
  • Date de sortie :
  • Nombre d'épisodes : 52 (+ 2 de la saison 2)
  • Durée totale : 1242 minutes
  • Editeur : Editions Atlas
  •  

 

Présentation

Pokémon est une impressionnante saga née de l’imagination de Satoshi Tajiri. Né en 1965 à Tokyo, il créa en 1982 un magazine de jeux vidéo avec des amis qu’ils nommeront Game Freak. Il travaillera pour différentes compagnies de Jeux Vidéo et créera finalement en 1989 sa propre entreprise qu'il appellera Game Freak, du même nom que le magazine dont il avait participé à la création. Grand collectionneur d’insectes dans sa jeunesse, la rumeur veut qu’il eut l’idée du concept de base de Pokémon en en voyant un posé sur un câble link et l’imagina se déplacer par son biais. C’est en 1996 que sortent les deux premières versions de la saga : Pokémon version rouge ainsi que la verte et donne son nom de Satoshi à son héros et de Shigeru à son rival en hommage à Shigeru Miyamoto l’un de ses amis et créateur de Zelda ainsi que Mario. Le but de ces jeux étant de capturer le plus de créatures possible et de les faire s’affronter dans des matchs pour devenir « Maître Pokémon ». Quelques mois après sort une version bleu de Pokémon améliorant certains points des deux versions précédentes notamment au niveau du graphisme des Pokémon ou des dialogues. Les jeux atteignent en 1998 les Etats-Unis mais doivent être entièrement repensés afin de permettre la traduction des textes. C’est ainsi que la version bleu servira de base à ce développement tandis que la verte sera supprimée. C’est un an plus tard que la licence franchira les frontières de l’Europe. Depuis, de nombreux jeux vidéo sortent régulièrement, chacun amenant leurs lots d’innovations ou de nouveaux concepts.
Afin de soutenir le lancement des jeux vidéo, un accord fut passé en 1996 avec Shogakukan, une puissante maison d’édition de manga. Celle-ci développera la popularité de Pokémon en créant différents manga adaptés des jeux et en commandant une série télévisée auprès du studio OLM.
Le premier épisode de la série télévisée apparaitra sur les écrans français le 3 Janvier 2000 et démarrera réellement ce que l’on nommera la « folie Pokémon ». Depuis, bien que plus discrète dans les média, Pokémon reste une licence extrêmement lucrative.

La série télévisée Pokémon est composée de différentes sagas qui suivent l’évolution des jeux vidéo. Chacune des sagas étant diffusées de façon continue, il n’y a ainsi pas eu de découpage en saison. Toutefois, lors de sa diffusion aux Etats-Unis, la 4Kids qui a acquis les droits a réalisé un découpage quelque peu arbitraire. Ainsi cette chronique portera sur les 52 premiers épisodes composant l’intégralité de la première saison bien que l’arc scénaristique « Ligue Indigo » n’y soit pas clôturé.

 

Sacha Ketchum est un jeune garçon de 10 ans qui vit au Bourg-Palette. Comme tous les enfants de son âge, celui-ci est en droit d’obtenir un premier Pokémon. Pour cela il doit se rendre auprès du professeur Chen, un scientifique réputé qui étudie les Pokémon. Malheureusement, par un concours de circonstances celui-ci ne se réveille pas le matin tant attendu. Arrivant ainsi en retard, il apprend que les trois Pokémon à remettre ont déjà été confiés à d’autres. Voyant Sacha particulièrement déçu, le professeur décide alors de lui donner l’un des Pokémon qu’il possède : Pikachu. Son début dans le dressage Pokémon ne sera donc pas de tout repos puisque Pikachu se révèle être un pokémon très caractériel qui refuse entre autre de rester dans sa pokéball, un item qui permet de conserver les Pokémon dans sa poche, et d’obéir aux ordres de son dresseur. Mais rapidement Sacha et Pikachu deviendront des amis inséparables puis seront accompagnés par Ondine ainsi que Pierre, deux champions d’arènes Pokémon. Tous ensembles ils parcourent le pays afin de réaliser leur plus grand rêve : être le plus grand dresseur de Pokémon aquatique pour Ondine, devenir le plus grand éleveur de Pokémon pour Pierre et enfin devenir Maître Pokémon pour Sacha.

 

DVD 1 :
01. Le départ
02. Pokémon aux urgences
03. Capture du premier Pokémon

DVD 2 :
04. Le défi du samouraï
05. Confrontation à Argenta
06. La pierre de lune

DVD 3 :
07. Les fleurs d'eau d'Azuria
08. Le chemin qui mène à la ligue Pokémon
09. L'école crève-cœur

DVD 3 Bis :
10. Le village caché
11. Le Pokémon abandonné
12. Sans maître, ni loi

DVD 4 :
13. Le mystère du phare
14. Confrontation électrique
15. Bataille à bord du Sainte-Anne

DVD 5 :
16. Naufrage Pokémon
17. L'île du Pokémon géant
18. Tentacool et Tentacruel

DVD 6 :
19. Le fantôme de la jeune fille
20. Un Pokémon amoureux
21. Quand la télékinésie s'en mêle

DVD 7 :
22. La tour de la terreur
23. La revanche
24. Une rencontre mouvementée

DVD 8 :
25. Un parfum de victoire
26. Sommeil dans la ville
27. Les Pokémon changent de look !

DVD 9 :
28. Le Pokémon qui a du punch
29. Coup de foudre
30. Barrage contre Pokémon

DVD 10 :
31. Ninja Pokémon
32. Le Poké-marathon
33. L'enfant sauvage

DVD 11 :
34. La bande de bicyclettes
35. Le manoir mystérieux
36. Au revoir Pikachu

DVD 12 :
37. La montagne de l'évolution
38. Sommeil sans faim
39. Sombreville

DVD 13 :
40. Un Pokémon tout n'œuf
41. La potion miracle
42. Une jolie berceuse

DVD 14 :
43. L'attaque du Poké préhistorique
44. Urgence à l'hôpital
45. Un sacré mariage

DVD 15 :
46. Recette aux poireaux
47. Œuf surprise
48. Le jardin mystérieux

DVD 16 :
49. L'unité d'élite
50. Le chasseur d'images
51. Ultime épreuve

DVD 17 :
52. Le secret du centre d'élevage
53. La guerre des princesses (saison 2)
54. Un héros au poil (saison 2)

 

Les masters ici utilisés n’ont clairement subi aucune restauration mais ont été employés tel quel. La qualité est variable d’un épisode à l’autre, certains épisodes étant légèrement flous, instables et possédant des couleurs quelques peu atténuées. Malgré tout, dans l’ensemble la série est plutôt bien conservée, les points blancs ou artéfacts sont très discrets et l’image n’est instable qu’à de rares instants. Notons en revanche un rouge assez criard ainsi qu’une compression exécrable avec un fort bruit vidéo. Celle-ci se traduit en position 2’50 de l’épisode 4 et en 5’54 de l’épisode 8 par de la pixellisation puis en position 4’ de l’épisode 33 et 2’05 de l’épisode 41 par des Drop Out (celui de l’épisode 33 étant aussi accompagné par un craquement sonore). A l’inverse l’aliasing est peu présent et il y a une totale absence de cross-coloration.
Le format de l’image est le 4/3 d’origine.

 

Nous retrouvons ici une unique piste audio qui est la version française stéréo d’époque. Cette dernière est en revanche extrêmement bien conservée. Aucune saturation ni variation ne fait son apparition, les dialogues sont clairs et les musiques bien présentes même si légèrement en retrait.

 

© 1995-2009 NINTENDO / CREATURES INC. GAME FREAK inc.

Cette première saison de Pokémon a été doublée au studio « Dame Blanche » afin de permettre une diffusion sur TF1. Malgré quelques défauts, cette version française se révèle d’excellente qualité avec des comédiens talentueux et une adaptation très réussie. C’est Aurélien Ringeilhem (Son Goku dans le doublage de Saiyuki version AB) qui incarne notre héros. Celui-ci cerne très rapidement le caractère de son personnage et lui insuffle une belle énergie. Son timbre de voix juvénile convient parfaitement et offre un jeu particulièrement vivant. A ses côtés nous retrouvons Fanny Roy qui nous propose un jeu également de très bon niveau et retranscrit à merveille le mauvais caractère d’Ondine et son apparente supériorité sur Sacha. Enfin, pour compléter notre trio, c’est Laurent Chauvet (Yûgi dans Yu-Gi-Oh !) qui campe un Pierre protecteur et plus mature que ses compagnons malgré ses modes « lover ». A côté de ceux-là, retrouvons Catherine Conet, David Manet et Nessym Guetat qui interprètent magistralement la Team Rocket. Le générique d’ouverture est lui aussi chanté en français.
Au niveau de l’adaptation, il faut savoir que Nintendo avait soigneusement prévu l’adaptation des Jeux Vidéo afin qu’ils puissent correspondre aux cultures occidentales. Un grand travail avait ainsi été effectué notamment pour la traduction des différents noms des Pokémon, hormis quelques uns afin de permettre d’effectuer des opérations marketing dans le monde entier sans soucis de traduction, cela étant le cas pour Pikachu. La 4Kids qui a acquis les droits mondiaux de la licence a toutefois effectué de nombreux changements. Ainsi dans la version anglaise le héros a été renommé Ash Ketchum qui deviendra en France Sacha, phonétiquement plus proche de Satoshi. Pour la majorité des autres noms, le lexique ayant déjà été créé pour les jeux vidéo, ceux-ci restent identiques que ce soit pour les Pokémon, les attaques ou encore les villes. Notons également l’excellent jeu de mots sur les prénoms de Jessie et James faisant référence au fameux hors-la-loi et conservant ainsi la particularité de la version japonaise puisque se nomment Musashi et Kushiro deux grands escrimeurs de l’époque Edo.
Malgré tout, quelques erreurs ponctuelles font leur apparition avec des Pokémon qui sont appelés à de rares occasions par leur nom anglais, par l’utilisation d’attaques douteuses mais également avec le Mont Selenite qui devient en cours de saison le « Pic de la Bienaimé », ainsi que l’agent Jenny nommée « Agent Cailloux » à partir de l’épisode 30.


Si les dialogues pour leur part n’ont subi que peu de changements, de nombreuses censures ont été faites. Comme la gifle d’Ondine dans le premier épisode qui est absente après qu’elle ait repêché Sacha. De même, le générique d’ouverture a entièrement été repensé que ce soit au niveau de l’audio ou de ses images tandis que celui de fermeture a tout simplement été supprimé pour réemployer celui d’ouverture. La majorité des textes japonais ont également été effacés et remplacés par des anglais bien que quelques uns aient survécus. Les écrans-titres ont eux été conservés et traduits ici en français. De nombreuses références aux Jeux Vidéo ont en revanche été supprimées comme la petite flèche indiquant qu’il faut appuyer sur un bouton pour lire la suite du texte dans les jeux ici présente en fin de titre d’épisode, ainsi qu’une suivant un « a suivre » en fin de chaque épisode. Les eye-catch ont été de même retirés et le teaser remplacé par une séquence présentant une trentaine de Pokémon : le Pokérap.

Au niveau artistique, on se rend rapidement compte que le public visé en priorité est plutôt jeune. En effet, le chara design est très simple, épuré, le tout évoluant dans un décor, certes réussi mais pas toujours bien fourni. L’animation quant à elle est bien souvent à l’économie. Lorsque l’intérêt est porté sur un personnage bien particulier les autres restent ainsi statiques pendant que celui-ci parle. De même, les mouvements des Pokémon semblent souvent assez maladroits ou hésitants.
En ce qui concerne la licence Pokémon, il est possible de se rendre compte que les différents média interfèrent les uns avec les autres. C’est ainsi qu’en 1998 sortit la version jaune de Pokémon où à l’instar de la série télévisée, le premier Pokémon reçu est un pikachu qui refuse de rester dans sa pokéball. De même, Tod qui apparaît dans l’épisode 50 aura également le droit à son propre jeu vidéo, Pokémon Snap, où le but est de photographier les Pokémon. Dans la série télévisée nous retrouvons également de nombreuses références. La plus importante étant tout simplement les compositions musicales qui sont identiques aux premiers jeux. De même, la première séquence du premier épisode est tout simplement la même que la scène d’introduction de la cartouche bleue. D’autres clins d’œil amusant sont présents comme « Fillette » l’un des nombreux dresseurs du jeu qui fait son apparition dans le générique. Enfin, la trame principale du scénario suit globalement celle des jeux. Des erreurs apparaissent en revanche comme Jessie qui parle de son Excelangue dans l’épisode 46 alors qu’elle n’obtiendra celui-ci que dans le 53.


Casting (Studio La Dame Blanche) :

Comédiens :
Aurélien Ringelheim : Sacha
Fanny Roy : Ondine
Laurent Chauvet : Pierre
Catherine Conet : Jessie, Délia (mère de Sacha)
David Manet : James
Nessym Guetat : Miaouss
Guylaine Gibert : Agent Jenny / Cailloux
Lydia Cherton : Infirmière Joëlle
Jean-Marc Delhausse : Professeur Chen, Régis

 

Au cours de cette première saison, trois épisodes ont été tout simplement supprimés pour des raisons différentes. Nous vous proposons de retrouver un résumé de ceux-ci.

 

Episode 18 : La Beauté et la plage :
Cet épisode s’intercale entre le 17 et 18 du listing français.

Sacha, Ondine et Pierre arrivent à Aquapulco. Ils profitent dans un premier temps de la plage et montent par mégarde sur un bateau qu’ils pensaient louer. Ils percutent alors avec celui-ci le sous-marin léviator de la Team Rocket puis perdent le contrôle avant de détruire un quai. Un vieil homme les oblige par la suite à travailler pour lui afin de rembourser les dégâts. Leur rôle est simple, ils doivent faire de la publicité pour attirer de la clientèle dans son restaurant. Si cela fonctionne dans un premier temps, la Team Rocket qui s’est alliée au restaurant voisin parvient à les détrousser de leurs clients. Sacha appelle alors ses Pokémon à l’aide, mais Miaouss sabote leurs efforts en s’immisçant dans le restaurant. Peu après, nos héros apprennent que le vieil homme a pour rêve de réaliser un tour du monde et que pour se faire il a dû emprunter beaucoup d’argent à sa concurrente pour acheter le fameux bateau endommagé par nos trois compères et que le délai de remboursement expire le lendemain. Bien décidé à l’aider Sacha et ses amis réfléchissent à une solution qui rapporterait suffisamment. Le professeur Chen et la mère de Sacha apparaissent soudain, indiquant qu’ils sont là en vacances. Le Prof Chen propose alors de mettre sur pied un défilé de maillots de bain féminin / Pokémon. A la joie de tous, le projet rameute les foules. C’est Ondine qui ouvre le bal quand Jessie, et James avec une énorme poitrine, font apparition en bikini. Mais c’est finalement Régis accompagné par ses supportrices également présents qui déchainent les passions des spectateurs. Se sentant humilié, la Team Rocket tire un missile thermo-guidé avec leur sous-marin. Sacha parvient à le retourner contre les expéditeurs qui explosent avec le restaurant concurrent du vieillard. Ce dernier, quant à lui, parvient finalement à réaliser son rêve et part avec son bateau pour faire un tour du monde.

Informations : Cet épisode a bien été diffusé aux Etats-Unis mais de nombreuses censures ont été effectuées visant à couper les plans rapprochés sur les maillots de bain et surtout sur la poitrine de James. Il a été décidé de le supprimer purement et simplement de la diffusion française. Notons la référence avec l’épisode suivant où la vieille femme voulant créer un hôtel de luxe est le portrait craché de la propriétaire du restaurant concurrent. Un flashback tiré de cet épisode 18 est de plus visible au cours du vingt-sixième (listing français).

 

Episode 35 : La légende de Minidraco
Cet épisode s’intercale entre le 33 et 34 du listing français.

Sacha, Ondine et Pierre parviennent enfin à l’entrée du Parc Safari. Sacha ne peut alors s’empêcher de chanter (le thème du générique d’ouverture japonais) rejoint par Ondine. Pierre qui ne le supporte plus se met lui à le hurler. La gardien du parc sort alors et met en joug les trois enfants avec un pistolet avant de le rengainer. Il les fait entrer dans sa loge et prépare des Safari Ball. Sacha est sur le point de les prendre lorsque le gardien menace une nouvelle fois nos trois héros de son arme et déclare que la règle dans ce parc est d’utiliser des Safari Ball, et que si cette règle n’est pas respectée il les « plombera ». Ondine aperçoit alors une photo du gardien avec un Minidraco mais qui dément lorsqu’elle lui fera la remarque. Peu après, les enfants passent un appel au professeur Chen qui leur apprend que trente ans plus tôt de nombreux dresseurs sont venus au parc à la recherche de ce Pokémon légendaire et qu’ils l’ont ravagé. Parallèlement, la Team Rocket qui écoutait la conversation prend la décision de s’emparer de ce trésor. Ils se présentent à l’entrée du parc mais le gardien se met à leur tirer dessus. Finalement, ils provoquent Sacha dans un défi : chaque équipe devra capturer le plus de Pokémon et la vainqueur remportera les Pokémon capturés par celle adverse. A peine Sacha a-t-il pénétré dans le parc qu’un groupe de Tauros fait son apparition. Ni une ni deux, celui-ci et Pierre envoient une Safari Ball et en capture chacun un. Leur route les mène ensuite à un Rhinocorne. Sacha envoie à nouveau une balle mais le troupeau de Tauros refait son apparition et l’un des Pokémon percute l’item se faisant ainsi capturer. De leur côté, la Team Rocket a en réalité pris en otage le gardien du parc, James le tenant au respect en lui pointant un pistolet sur la tempe. Celui-ci qui ne veut pas parler du Minidraco se fait attaquer par Arbock. Ils utilisent alors une chaise munie de bras afin de le chatouiller. Nos héros qui pêchent tranquillement sortent de l’eau un gigantesque Léviator qui s’enfuit. Mais le gardien toujours ligoté à sa chaise apparaît pour se faire libérer. Jessie, James et Miaouss eux se sont ainsi empressés d’aller au lac où vit le Pokémon convoité. Alors que James et Miaouss le recherchent sous l’eau, celui-ci apparaît à la surface près de Jessie. Mais il est alors effrayé par l’apparition des deux membres remontant à l’air libre. Miaouss propose d’utiliser une bombe qu’il jette lorsque Sacha et ses amis arrivent. Le gardien plonge suivi de Sacha et du Stary d’Ondine qui remonte le vieil homme. Alors que notre héros est sur le point de se noyer, Minidraco survient et devient Draco. Il remonte Sacha à la surface qui jette la bombe à la Team Rocket qui décolle vers d’autres cieux. Passant un nouvel appel, le professeur Chen demande si Sacha lui envoie des nouveaux Pokémon. Celui-ci répond « Oui… quelques un. » lorsqu’un troupeau de Tauros passe devant le moniteur du téléphone.

Informations : Cet épisode a lui aussi été diffusé aux Etats-Unis avec de nombreuses coupes. Cela en raison des nombreux plans portés sur les armes et notamment celle posée sur la tempe du gardien.


Episode 38 : Le soldat virtuel Porygon
Cet épisode s’intercale entre le 35 et 36 du listing français.

Nous retrouvons nos héros qui poursuivent leur voyage. Mais Pikachu semble excessivement fatigué. Ils se rendent donc dans le centre pokémon de Macha City. Mais là l’infirmière Joëlle et un informaticien sont en grand désarroi. En effet, lorsqu’un Pokémon est transféré à un autre centre, c’est un Magicarpe qui est réceptionné. Pierre émet l’hypothèse d’un virus dans le programme ce qui met hors de lui Akihabara l’informaticien et inventeur de ce système qui prend la porte. Sacha et ses amis se rendent alors à sa demeure afin de le rattraper mais sont accueillis par un hologramme qui les conduit jusque dans un sas géant où ils se retrouvent piégés. Akihabara explique alors qu’il a créé ce sas afin de voyager du monde réel au monde virtuel d’où il a fait venir Porygon qu’il a lui-même créé. Il ajoute que quelques jours plus tôt deux personnes et un Miaouss ont pénétré dans ce sas et ne sont toujours pas revenus du monde virtuel. Nos héros, accompagnés d’un Porygon, ont ainsi pour mission d’aller les récupérer car ils seraient la cause du dysfonctionnement du système de téléportation.
Le monde virtuel a la forme de gigantesques autoroutes où s’effectuent de nombreux déplacements. Jessie, James et Miaouss ont ainsi bloqué l’une de ces voies et récupèrent les pokéballs. Sacha survient mais la Team Rocket envoie ses pokémon. Porygon prend alors le type de Smogo et l’expulse sur ses acolytes. Jessie envoie à son tour un Porygon qui prend l’apparence d’un marteau frappant sur l’autre lui-même transformé en bouclier. Nos amis profitent de l’occasion pour rétablir le trafic lorsqu’Akihabara découvre une anomalie. Il appelle l’infirmière Joëlle qui lui apprend qu’un informaticien vient d’installer un anti-virus dans son programme. Cela se traduisant dans le monde virtuel par une ambulance arrivant à toute allure qui tire des seringues sur les différents protagonistes. La Team Rocket prend la fuite avec Porygon mais l’ambulance se métamorphose en fusée qui tire avec un canon atteignant ceux-ci. Un bug apparaît alors prenant la forme d’un grand trou noir où les trois membres tombent. Le Porygon ami lui parvient à atteindre la sortie du monde virtuel. Mais Sacha décide de faire demi-tour afin de porter secours à la Team Rocket. Pendant ce temps, la fusée parvient au-dessus du trou noir et tire provoquant une gigantesque explosion qui fait disparaître le bug. On découvre à ce moment précis Bulbizarre sur le dos du Porygon ami tenant fermement les trois individus. Pourtant, beaucoup trop lourd celui-ci ne se déplace plus que très lentement alors que l’anti-virus continue de leur tirer dessus. Pikachu parvient à détruire les différents missiles qui explosent dans de grands flashs de lumières bleus et rouges. C’est lorsqu’ils atteignent la sortie que le dernier est atteint par un éclair dont l’explosion se propage dans le monde réel et ravage la maison d’Akihabara. La Team Rocket, elle, déclare qu’ils reviendront mais qu’exceptionnellement ils disent : « Merci » puis s’enfuit.

Informations : Quant à cet épisode, il a été supprimé pour une raison bien plus grave que les deux précédents. En effet, les flashs bleus et rouges des explosions des missiles ont provoqué des crises d’épilepsies chez près de 200 000 enfants japonais qui ont été conduis à l’hôpital. Il a ainsi été décidé de ne jamais plus le diffuser ni de le commercialiser à l’étranger.

 

Packaging :
Afin de contenir les 52 épisodes de cette première saison, il ne faut pas moins de… dix-sept DVD ! Un numéro 3 Bis s’étant mystérieusement glissé parmi les autres. Le recto de chaque jaquette représente Pikachu dans une position différente et le verso propose le synopsis des trois épisodes disponibles ainsi qu’une capture d’écran pour chacun d’eux.

Interactivité :
Chaque DVD démarre par le logo d’Atlas, les recommandations d’usage puis le menu principal. Celui-ci est identique pour tous les DVD avec un contour de couleurs et des extraits du générique en son centre. Deux liens sont disponibles ;

Démarrer tous les épisodes
Choisir un épisode

 

 

Bonus :
Absolument aucun bonus n’est présent.

 

Conclusion

Pokémon est une licence qui s’est imposée comme un véritable phénomène de société, gagnant une notoriété exponentielle les premières années de son apparition. Malgré tout, elle est devenue par la suite la bête noire de très nombreuses personnes clamant la bêtise de la série et le merchandising surdéveloppé qui l’entoure.
La série télévisée de Pokémon tant décriée reste malgré tout destinée à un jeune public. Celle-ci est un fabuleux moyen de communication véhiculant messages de tolérances, d’amitiés, d’écologie, de mise en garde contre les jeux d’argent et bien d’autres encore. Chaque épisode est quant à lui l’occasion de présenter un ou deux Pokémon avant que n’apparaissent la Team Rocket, ce gang certes ennemi mais si attachant et pas si méchant que cela. Un humour absurde fortement présent et les nombreuses références à d’autres œuvres permettent de plus aux plus âgés de visionner la série sans forcement s’ennuyer et l’on appréciera de retrouver des similitudes avec les jeux vidéo. Toutefois, l’on ne peut que reconnaître que le bilan technique n’est pas très élevé. Le chara design se montre excessivement simple tout comme les décors et l’animation est elle minimaliste.

Avis du chroniqueur :
Pokémon est clairement une œuvre qui a été pensée à l’origine pour un public enfantin. Loin de la réputation que certains tentent tant de lui dépeindre, celle-ci est parfaitement adaptée à eux et cherchent à transmettre de nombreux messages chers à l’animation japonaise. Malgré tout les spectateurs plus âgés pourront également passer un bon moment s’ils parviennent à considérer l’œuvre telle qu’elle est et à ne pas tout prendre au premier degré. La version française réalisée au studio Dame Blanche bien qu’imparfaite reste d’excellente qualité. En revanche, cette collection réalisée par Atlas est clairement faite à moindre coût. Très peu d’épisodes par disque, aucun bonus, pas de restauration d’image, …, peu tenteront l’aventure et parviendront jusqu’au bout.




Les +
L’univers de la série
Les messages véhiculés
Excellente version française
Humour absurde poilant
Personnages attachants


Les –
Scénario enfantin
Dessins trop simples
Animation minimaliste
Le principe de la collection Atlas


 
 
 
 

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