Caractéristiques :

- Nom original : The Big O
- Date de sortie : 2002
- Nombre d'épisodes : 13
- Durée totale : 325 minutes
- Editeur : Dynamic Visions (Dybex)

C’est en 1999 que la Sunrise désire mettre sur pied la série The Big O. Dans un premier temps Keiichi Sato créa le design des différents personnages qui fut ensuite utilisé par Hitoshi Ariga afin de publier un manga aux éditions Kodansha en six volumes. Préférant se réapproprier le scénario, la Sunrise débute la mise en chantier de la série et confie la réalisation à Kazuyoshi Katayama (Appleseed, Argento Soma, etc.), Keiichi Sato (City Hunter : la mort de City Hunter, Mobile Suit Gundam : Char contre-attaque, etc.) au chara design et les compositions à Toshihiko Sahashi (Mobile Suit Gundam Seed, Hunter X Hunter), etc. Malheureusement, la série ne rencontrant qu’une faible popularité se voit écourtée à seulement treize épisodes. Espérant une demande future, le dernier épisode se termina toutefois sur un cliffhanger afin de permettre la réalisation d’une hypothétique seconde saison. C’est en 2001 que The Big O est diffusée sur la chaine américaine Cartoon Network où elle sera fortement acclamée. La chaîne pris ainsi la décision de coproduire la deuxième saison en participant au financement de treize nouveaux épisodes qui apparurent en 2003. Une nouvelle fois, le dernier épisode proposa une fin ouverte en vue d’une troisième saison si le succès était au rendez-vous. Ce ne fut pas le cas et The Big O conservera ses vingt-six épisodes.
En France, c’est également en 2001 que la première saison fut diffusée sur Cartoon Network et l’intégralité des vingt-six épisodes en 2005. La seconde partie reste toutefois, à ce jour, inédite en DVD.
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Il y a maintenant près de quarante ans, un gigantesque cataclysme se produisit, n’épargnant que les alentours de ce qui deviendra la ville de Paradigm City. Par la suite, tous se réveillèrent sans aucun souvenir, ne sachant pas même qui ils étaient. Chacun pris ainsi la place qu’il considérait comme la sienne en tant qu’inspecteur de police ou autre. La famille Rosewater créa le groupe Paradigm qui contrôle maintenant la ville.
De nos jours, Roger Smith, un ancien lieutenant de police œuvre en tant que négociateur, un travail requérant un véritable savoir-faire afin de contenter au mieux les attentes de ses clients et à arriver à un accord avec la partie adverse. Mais les affaires qui lui sont confiées deviennent de plus en plus dangereuses, certains individus retrouvant des bribes de mémoire qu’ils utilisent à leur avantage. En cas de nécessité, Roger quant à lui peut faire appel à Big O, son Megadeus : un gigantesque robot, qu’il fait transiter sous la ville via le réseau de voie ferrée qu’il a découvert.
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Roger Smith : Ancien lieutenant de police, il a préféré quitter son poste pour devenir négociateur. C’est un homme bon mais plein de principes qui considère ainsi son travail comme un véritable art. De même, il ne tolère que le port de vêtements noirs et les visites impromptues de la gente féminine.
R. Dorothy Wayneright : Dorothy est un androïde qui a été créée à l’image de la défunte petite-fille de Timothy Wayneright. Des souvenirs de cette dernière ont ainsi été implantés en elle. Elle dispose d’une capacité à chanter extraordinaire et tente de singer les humains afin de leur ressembler. Elle deviendra par la force des choses la coéquipière de Roger qui finira par s’attacher à elle.
Norman Burg : Il est le majordome de Roger. Il a pour mission de gérer la quasi-totalité des tâches à faire au foyer allant du ménage aux repas. C’est également lui qui s’occupe des révisions de Big O, et l’envoie lorsque besoin est.
Dan Dastun : Ancien collègue de travail de Roger, il n’a jamais réellement « digéré » le départ de celui-ci. Malgré tout, il reste l’un de ses proches amis et n’hésite pas à lui communiquer des informations confidentielles.
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Volume 1 :
Episode 01 : Roger, The negociator
Episode 02 : Dorothy, Dorothy
Episode 03 : Electric City
Episode 04 : Underground Terror
Volume 2 :
Episode 05 : Bring Back My Ghost
Episode 06 : A legacy of Amadeus
Episode 07 : The Call From The Past
Volume 3 :
Episode 08 : Missing Cat
Episode 09 : Beck Comes Back
Episode 10 : Winter Night Phantom
Volume 4 :
Episode 11 : Daemonseed
Episode 12 : Enemy is Another Big
Episode 13 : RD
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Le master en lui-même est plutôt de bonne qualité. Il n’y a que très peu de points blancs ou poussières, les contours sont nets et les couleurs vives. En revanche, la compression n’est pas extraordinaire et l’on remarque l’apparition très fréquente de cross-coloration et d’aliasing.
Un drop-out survient également en position 21’32 du treizième et ultime épisode de la saison.
Le format est le 4/3 d’origine.
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Nous retrouvons deux pistes audio présentes dans cette édition : la japonaise originale et la française toutes deux en stéréo. La version française est plus mise en avant que son homologue et les compositions sont plus en retrait vis-à-vis des dialogues à l’inverse de la version japonaise.
La configuration initiale est en version japonaise, mais il est possible de la modifier à la volée.
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© 1999 SUNRISE. Tous Droits Réservés.
The Big O, à l’instar des Etats-Unis, a été doublée en 2001 afin d’être diffusée sur le canal français de Cartoon Network. Celui-ci a été réalisé au studio Chinkel sous la direction artistique de Thierry Kazazian. Le casting est varié et l’ensemble reste convaincant. Nous disposons donc d’une version française de qualité pour ce titre. C’est Pascal Germain qui interprète Roger (Osborn dans Spectacular Spider-Man, etc.), Sabrina Leurquin (Lacus Clyne dans Gundam Seed) Dorothy et Frédéric Cerdal (Aramaki dans Ghost In The Shell : Stand Alone Complex, Le juge Villefort dans Gankutsuou) Norman. Parmi les personnages secondaires nous retrouvons entre autre Bruno Magne sur Beck, Susan Sindberg sur Angel et Thierry Kazazian sur Michael Seebach. Seul le choix de Sabrina Leurquin peut décevoir quelque peu ayant une voix trop haute et offrant une interprétation trop « vivante » à cet androïde sans émotion.
L’adaptation a été confiée à François Lancry (Boogiepop Phantom, etc.) et Christian Niemiec (One Piece, Earl, etc.) qui respectent la version originale malgré quelques petits écarts loin d'être choquants.
Des pistes de sous-titres sont disponibles en versions originale et française. La seconde permet de traduire les textes à l’écran. Des fautes et coquilles apparaissent de temps à autres.
Les génériques sont dépourvus de traduction et les crédits sont eux, conservés tels quels en japonais.
Au niveau de la réalisation, il est possible de remarquer très rapidement l’influence des séries animées adaptées de comics et diffusées par la Warner Bros dans les années 90 comme Superman, l’ange de Metropolis mais surtout Batman, The Animated Serie. Les références à cette dernière sont en effet légion avec un riche homme qui protège la ville, utilise une redoutable voiture pour se déplacer, etc. De même, le chara design, au passage très réussi, est lui aussi extrêmement proche de la série. L’animation pour sa part est d’un excellent niveau. Les mecha sont ici employés pour servir le scénario et offrent en revanche des mouvements des plus hésitants, où leur supériorité provient surtout de la dextérité du pilote et des armes dont ils disposent. Les décors quant à eux sont fournis et nombreux. The Big O dispose réellement d’un bilan visuel admirable.
Le générique d’ouverture n’apparaît qu’à partir du troisième épisode et propose comme thème sonore « Big-O ! » de Rui Nagai, et semble dans un premier temps très kitsch et dépassé. Toutefois, comme pour l’ambiance même de la série, il emprunte beaucoup aux adaptations de comics. Pour celui de fermeture, nous retrouvons « And Forever… » de Robbie Danzie et Naoki Takao, une très jolie chanson basée sur le piano. Enfin, les compositions de Toshihiko Sahashi sont également très réussies, et apportent beaucoup à l’atmosphère générale en intensifiant les scènes de suspense, d’action ou d’émotion.
Casting (Studio Chinkel) :
Directeur Artistique : Thierry Kazazian
Adaptation : Christian Niemiec et François Lancry
Casting :
Pascal Germain : Roger Smith
Sabrina Leurquin : Dorothy
Frédéric Cerdal : Norman
Eric Peter : Dastun
Bruno Magne : Beck
Susan Sindberg : Angel
Thierry Kazazian : Michael Seebach
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Packaging :
L’intégralité de la première saison est disponible en quatre volumes de : 1x4 et 3x3 épisodes. Le recto propose une illustration de différents personnages de la série et le verso offre un synopsis en français et en allemand accompagné de quelques captures d’écran ainsi qu’un détail du staff de la série.
Notons qu’en fin du synopsis du volume 4, il est indiqué « Cast in the name of love… » au lieu de « Cast in the name of God… ».
Interactivité :
Chaque volume démarre par les recommandations d’usage, le logo de Dynamic Visions (ancien nom de Dybex) puis une introduction composée d’extraits des épisodes de la galette sur le fond sonore d’une des compositions de la série. Apparaît alors le menu principal proposant quatre liens :
Showtime : afin de visionner l’ensemble des épisodes.
Acts : afin de visionner un épisode précis.
Setup : afin de configurer le visionnage.
Trailers : afin d’accéder aux bandes-annonces de l’éditeur.
Notons que la séquence d’introduction apparaissant avant le menu principal est excessivement longue, et que pour notre plus grand bonheur il est possible de la passer. Quant aux menus en eux-mêmes, bien qu’étant animés, ils restent extrêmement pauvres.
Bonus :
Il n’y a aucun bonus de présent.
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Dès les premières minutes de visionnage, nous voilà propulsés à Paradigm City, cette ville de l’amnésie. Roger Smith, le meilleur négociateur de la ville y offre son talent afin de permettre à deux parties de négocier et de parvenir à un accord. La série The Big O ne cache clairement pas ses références et notamment, la plus importante, celle à Batman, The Animated Serie. Les similitudes entre les deux héros, le décor dans lequel ils évoluent, et même les traits si particuliers des dessins sont très proches. Malgré tout, la série parvient à se créer sa propre identité et le scénario est des plus prenants. Quel est donc ce cataclysme qui détruisit toute trace de civilisation en dehors de Paradigm City, pourquoi les individus ont-ils perdu tout souvenir à sa suite, et pourquoi personne ne semble vouloir en apprendre plus. Roger lui-même reconnaît que le passé ne l’intéresse pas. Parallèlement, les crimes sont en forte augmentation, et pas des plus bénins puisque certains individus récupèrent des bribes de souvenirs pour tirer du sommeil des armes redoutables.
Avis du Chroniqueur :
Malgré les similitudes avec d’autres œuvres, The Big O se forge une véritable identité. Les personnages sont sympathiques et même Dorothy qui n’est pourtant qu’un androïde parvient à nous toucher. Le scénario est réfléchi et bien que le schéma soit un épisode – une affaire, on suit avec plaisir le travail de Roger. La ville elle-même de Paradigm City est une énigme où se déroulent des faits de plus en plus mystérieux. De plus, la réalisation de la série est excellente, l’animation se montre d’un haut niveau, le chara design est réussi et les compositions participent fort bien à l’atmosphère pesante de la série. On reprochera malgré tout à cette première saison de ne lever le voile que sur très peu d’interrogations, puisque bien au contraire, l’ultime épisode ne fait que relancer nos questions de plus en plus nombreuses.
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LES +
Les références à d’autres œuvres
Bilan technique excellent
Scénario prenant
Compositions réussies
LES –
A quand la suite ?
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