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Hokuto No Ken (Collector VO/VF - Box 1)

Caractéristiques : Caractéristiques

 

  • Nom original : Hokuto No Ken
  • Date de sortie : 06 Août 2009
  • Nombre d'épisodes : 22
  • Durée totale : 550 minutes
  • Editeur : AB Vidéo

 

Présentation

Hokuto no Ken est un manga de Tetsuo Hara (dessin) et Buronson (scénario) publié de 1983 à 1988 dans le magazine de prépublication Weekly Shonen Jump. C’est seulement en 1984 que débute la série télévisée réalisée par le studio TOEI ANIMATION (Dragon Ball, Saint Seiya), et qui se poursuivra jusqu’en 1987 au terme de 109 épisodes. Le chara design est confié à Masami Suda (Dr. Slump, second film de Pokémon, etc.), la réalisation à Toyô Ashida (Dr. Slump, Inu Yasha, etc.) et les compositions à Nozomi Aoki (Galaxy Express 999, etc.). Une seconde série sobrement nommée Hokuto No Ken 2 prendra alors le relais afin d’adapter à l’écran les derniers volumes du manga original. Un film alternatif est également sorti au cinéma en Mars 1986 reprenant les grandes lignes des 22 premiers épisodes en y intégrant Raoh, le plus redoutable adversaire de Ken. Restant à ce jour extrêmement populaire au Japon, sont sortis entre 2006 et 2008 trois nouveaux films et deux OAV proposant des remakes de la série et en 2003 une série de trois OAV appelée Shin Hokuto No Ken se déroulant deux années après la fin de Hokuto No Ken 2.
En France, la série fera son apparition dans le Club Dorothée en 1989 sous le nom de Ken le Survivant. Malgré son extrême violence parfaitement incompatible avec la tranche d’âge du public, Hokuto No Ken ne sera que peu censuré. Les comédiens de doublage en charge de la version française décidèrent alors de détourner les dialogues afin de dédramatiser l’atmosphère générale. Bien que conspué par certains et adoré par d’autres, il est certain que le doublage français eut son rôle à jouer quant au succès remporté à l’époque. Malgré tout, les virulentes attaques vis-à-vis de la violence de la série eurent gain de cause et Ken le Survivant fut déprogrammé à seulement vingt-quatre épisodes de la fin. Cinq d’entre eux, ayant toutefois été doublés, ont pu être vus ultérieurement par d’autres supports. Il faudra finalement attendre 2009 pour que la version française des derniers épisodes soit enfin réalisée mais qui ne reprend toutefois aucun des comédiens de l’époque.

Nous sommes en 199X, sur une Terre dévastée par la guerre atomique. Toute trace de civilisation semble avoir été réduite à néant. Subsistent des véhicules motorisés et des immeubles en ruine, seuls vestiges de la prospérité d’autrefois. Dès lors, la loi du plus fort est de rigueur, les uns volant et tuant les autres.
De grands noms apparaissent alors chez les maîtres en arts martiaux soit pour la sagesse ou la force qu’ils représentent soit par la terreur qu’ils infligent. Parmi les nombreuses écoles se trouvent celles du Hokuto et du Nanto, opposées mais pourtant complémentaires. Malgré cette époque apocalyptique, Kenshiro digne héritier du Hokuto Shinken semble filer le parfait amour avec sa compagne Yuria. Mais Shin, du Nanto Seiken, également amoureux de la jeune femme s’interpose et inflige à Ken sept blessures au torse. Ne pouvant en supporter d’avantages, Yuria crie de désespoir un amour factice à Shin qui laisse l’homme inerte dans le désert et la contraint à le suivre. Levant une armée, celui-ci s’érige un somptueux château, prend le contrôle d’un immense territoire par la force et se fait appeler « King ». De son côté, Ken, remis de ses blessures et galvanisé par la soif de vengeance, part sur les traces de sa bien-aimée afin de la tirer de sa prison dorée. Il sera rejoint par deux enfants, Lynn et Bart (Batt en VO) à qui il sauvera la vie.

 

Kenshiro : Il est l’héritier de l’école du Hokuto Shinken. Sous son apparence austère et froide, Kenshiro est en réalité quelqu’un de bon et chaleureux. Il préfère penser que la force doit permettre de défendre ceux qui en ont le besoin et non pour se mettre sur un piédestal. Malgré tout, il ne fait preuve d’aucune pitié face à ceux qui ont rabaissé et tué en infligeant une douloureuse mort.



Lynn : Elle a été le témoin du meurtre sanglant de ses parents. Choquée par cette vision, elle en perdit l’usage de la parole. C’est Ken qui lui permettra de s’exprimer à nouveau en pressant l’un de ses points vitaux. Comprenant la véritable nature de ce dernier, elle prendra la décision de le rejoindre malgré le refus de son sauveur.



Bart (Batt en VO) : Jeune garçon pour qui tout est bon pour survivre, quitte à voler ou soutirer de l’argent. Mécanicien hors pair, il s’amuse à monter différentes machines allant de la souris mécanique à une véritable automobile. Il suivra dans un premier temps Ken afin de bénéficier de sa protection et de sa force mais s’attachera réellement à ses compagnons de voyage par la suite.

 

DVD 1 :
Episode 1 : Ken, l’héritier de la Grande Ourse
Episode 2 : La famine
Episode 3 : L’homme aux 7 cicatrices
Episode 4 : Le piège de Shin
Episode 5 : Le retour de l’enfer
Episode 6 : Une armée au service du mal

DVD 2 :
Episode 7 : Ken prisonnier de l’armée divine
Episode 8 : La guerre des sens
Episode 9 : Seroiamo le maléfique
Episode 10 : Ken face au dragon
Episode 11 : Le voleur d’eau
Episode 12 : La mort est au bout de l’enfer

DVD 3 :
Episode 13 : Le coup du diable
Episode 14 : Le temps de la misère
Episode 15 : A trois tu meurs
Episode 16 : Les loups entre eux
Episode 17 : La trahison

DVD 4 :
Episode 18 : Le loup des steppes
Episode 19 : L’oeil du dragon
Episode 20 : Le vaisseau des sables
Episode 21 : Ken l’invincible
Episode 22 : Le combat final

La qualité de l’image ici disponible est exceptionnelle comparée à la précédente édition. Les contours sont bien nets, les couleurs vives avec un noir profond et même le grain se fait extrêmement discret. Il n’y a aucune apparition de cross-coloration ni d’aliasing, seul un léger mouvement de l’image se fera sentir sur certains épisodes. La compression pour sa part est excellente. Quelques poussières et points blancs apparaissent, mais de manière assez limitée. La différence entre cette édition et celles proposées précédemment est sans commune mesure.
Toutefois, une ombre vient ternir le tableau. Effectivement, et de manière inexplicable, l’image semble avoir été rognée en sa partie supérieure et inférieure afin d’en faire un format 16/9 avant d’avoir été à nouveau ramenée à du 4/3 en la ré-étirant. Ainsi, en plus d’avoir perdu une partie de l’image, au visionnage, l’ensemble se montre anormalement étiré. Afin de limiter cela, je ne peux donc que conseiller de visionner ce coffret en forçant le 16/9. Afin que le ratio d’origine soit respecté, bien que cela ne puisse résoudre le problème des extrémités manquantes.

 

Voici un comparatif de l’image du coffret actuel (à gauche) avec celle de l’édition française non-censurée (à droite). Afin de respecter les proportions initiales, les captures d’écran de l’édition collector seront proposées en 16/9.

 

La nouveauté de cette édition réside dans la présence inédite de la version originale sous-titrée. Pour celle-ci l’ensemble semble un peu étouffé mais les dialogues restent bien audibles et les compositions présentes. Quelques effets sonores et répliques ont également un effet « métallique ». La version française est en revanche plus claire mais moins dynamique. Dans les deux cas, aucune saturation, souffle ou variation n’apparait.
La configuration à la volée est impossible.

 

© Buronson, Tetsuo Hara/NSP 1983 -
© Toei Animation 1987

 

La version française est bien entendu celle de l’époque du Club Dorothée réalisée au studio S.O.F.I. Pour être honnête, la distribution des rôles principaux est excellente. Les différents timbres de voix collent parfaitement aux personnages. C’est Philippe Ogouz (Patrick Duffy) qui prête sa voix à Kenshiro, Jean-François Kopf à Shin, Sophie Gormezzano à Julia, ainsi qu’à Lin pour les neuf premiers épisodes pour être par la suite remplacée par Virginie Méry et enfin Jackie Berger (Esteban dans les Mystérieuses Cités d’Or) sur Bart. Les voix des trois comédiennes demeurent bien plus agréables à l’écoute que les japonaises d’autant que leur jeu est irréprochable. Notons en revanche la performance magistrale d’Akira Kamiya (Ryo Saeba/Nicky Larson, Kogoro Mouri dans Détective Conan) qui incarne Ken dans la version japonaise avec notamment ses inégalables « Atatata ».
En ce qui concerne l’adaptation de la version française, ces vingt-deux premiers épisodes sont relativement épargnés par les calembours des comédiens. Si les dialogues tentent ainsi de respecter ceux d’origines, comme nombre de doublage de l’époque, de multiples maladresses et approximations apparaissent. Ainsi l’on nous parle dans un premier temps d’étoile du sud ainsi que d’étoile du nord et non de Hokuto et Nanto. De même, Patra prend le nom de Seroimo le temps d’un épisode. Malgré tout, le nombre de comédiens présent étant bien trop restreint, nous avons droit à des personnages secondaires aux voix ridicules pour certains, accompagnées par des effets sonores pour d’autres et notamment Joker. Nous aurons aussi le droit à Philippe Ogouz interprétant… une grand-mère. Au niveau des délires, ceux-ci commencent à apparaître sur les derniers épisodes avec entre autres des « en joug… flue » apparaissant par-ci, par-là. En revanche, le vingt et unième épisode montre bien les prémices de l’évolution que subira la version française avec des « le chauve… souris », « Je vais te découper en tranche de Salamis ! – Quoi, tu voulais te battre et tu me parles de salamis ? ».

Attardons-nous sur la spécificité de cette édition collector VO/VF. En effet, quelque soit la langue choisie, nous disposons d’une version intégrale. Pour l’occasion, les teasers ont ainsi été doublés par les comédiens ayant enregistrés les derniers épisodes en 2009. La séquence introductive, disponible avant le générique d’ouverture, est quant à elle bien présente. Elle avait été doublée à l’époque mais jamais diffusée. Au niveau des censures visuelles, vis-à-vis de la précédente édition proposant la version française la plus complète, il est possible de remarquer que très peu de coupes avaient finalement été réalisées. Celles-ci se résument principalement aux textes apparaissant à l’écran ainsi qu’aux eyes-catch et bien entendu aux génériques et teasers. Seul l’épisode 21 peut effectivement être qualifié de censuré. Ces différentes séquences sont alors visibles en version originale lors d’un visionnage en français. Notons également la réintégration en version française du thème du générique d’ouverture pendant l’épisode 22 qui avait été retiré lors du doublage. Les sous-titres quant à eux sont le travail de Nicolas Priet pour le compte de RG Square. Ceux-ci sont d’un très bon niveau et bien fidèles. On notera simplement que les deux écoles d’arts martiaux ont été raccourcies en Hokuto et Nanto en éludant la spécificité de leur branche. Des fautes apparaissent également à plusieurs reprises. Une piste de sous-titres est également disponible sur la version française afin de traduire les textes à l’écran et propose le titre français d’origine lors de l’écran-titre. Notons que les titres originaux sont extrêmement longs et ne signifient rien de concret.

Du point de vue du chara design, cela est fortement irrégulier, accompagné par une animation des plus minimaliste. Nombre de séquences sont par ailleurs réutilisées à maintes reprises. De même que les décors manquent de détails. En revanche, différents effets de mise en scène sont employés, parfois parfaitement incohérents mais malgré tout recherchés. Les compositions pour leur part sont superbes et profitent de l’atmosphère de la série. Elles permettent également de transmettre les émotions et de renforcer l’action à l’écran. En ce qui concerne les génériques, nous retrouvons en ouverture « Ai wo Torimodose » et en fermeture « Yuria… Forever » tous deux de Crystal King.

 

Casting (Studio S.O.F.I.) :

Philippe Ogouz : Kenshirô
Jackie Berger : Bart (Batt)
Sophie Gormezzano : Julia, Lin (première voix)
Virginie Mery : Lin
Jean-François Kopf : Shin
Luc Florian : Joker
Patrick Messe : Jackal

 

Packaging :
Les quatre galettes contenant ces vingt-deux épisodes viennent se placer dans un coffret en forme de livre. Ainsi nous retrouvons une couverture cartonnée et des « pages » en plastique où les disques viennent se fixer. Sur le revers du recto nous retrouvons le titre des épisodes. Le tout vient également se placer dans un fourreau cartonné. Une illustration unique est présente sur le recto comme sur le verso que ce soit sur le coffret ou son fourreau. Il s’agit de Ken sur le fond d’une flaque de sang. Le packaging manque ainsi quelque peu d’esthétisme.

Interactivité :
Les disques démarrent par les recommandations d’usage, puis le logo d’AB Vidéo et apparaît alors le menu principal. Celui-ci est identique à l’illustration du packaging et propose trois liens :


Lecture des épisodes: pour lancer l’intégralité des épisodes.
Choix des épisodes : pour en choisir un précisément.
Versions : pour configurer le disque.



Bonus :
Il n’y a aucun bonus de présent.

 

Conclusion

Très critiquée mais également malmenée lors de sa diffusion sur TF1 en 1989 dans le Club Dorothée, nous revoilà face à face avec la série Hokuto No Ken. Il est vrai que tous les reproches qui étaient adressés à l’époque n’étaient pas forcément infondés, notamment sur la violence de l’œuvre. Toutefois, la série n’aurait pas dû être destinée à un public si jeune. Nous sommes ici dans un univers de désastre où l’argent n’a plus aucune valeur, où il faut lutter à chaque instant pour sa survie. C’est la loi du plus fort qui prime et il ne reste aucune place pour les faibles. La série est ainsi loin d’être dénuée d’intérêt. Effectivement, en plus de proposer une certaine réflexion sur la nature humaine, nous pouvons goûter également à une douce, belle et mélancolique poésie. C’est l’histoire d’un homme qui après qu’on lui ait arraché ce à quoi il tenait le plus, part retrouver sa bien aimée afin de la sortir de sa cage dorée.
Niveau artistique, il est vrai que Hokuto No Ken souffre d’une réalisation pas franchement d’un haut niveau et assez irrégulière. A l’inverse, les compositions sont superbes et tout à fait dans l’esprit de la série. Nous retrouvons de nombreuses références ici aussi. La première et la plus importante est bien entendu l’extrême similitude de l’univers avec le second opus de Mad Max, également le fameux cri de Ken qui est un clin d’œil à Bruce Lee, et d’autres encore.
Au niveau de l’édition, si le packaging manque de soins on appréciera l’excellente restauration de l’image qui en avait bien besoin, mais aussi pour la première fois la présence de la version originale, le tout en version totalement intégrale. Nous noterons la possibilité de choisir entre le générique français et les génériques originaux. Nous avons clairement là l’édition de ces vingt-deux premiers épisodes la plus aboutie qui ait pu sortir en France.


Les +
Qualité de l’image
Présence de la VOSTF
Sous-titres de qualité


Les -
Format de l’image
Packaging peu esthétique


 
 
 
 

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