Japanbar

 
 

Dernières-Chroniques

Articles_relatifs

 
 
 
 
You are here:: Chroniques Divers Twin Peaks (Coffret Intégrale)
 
 

Twin Peaks (Coffret Intégrale)

Caractéristiques :

 

  • Nom original : Twin Peaks
  • Date de sortie : 13 Novembre 2008
  • Nombre d'épisodes : 30
  • Durée totale : 1420 minutes
  • Editeur : TF1 Vidéo
  •  

 

Présentation

Twin Peaks est une série télévisée créée par Mark Frost (Hill Street Blues) et David Lynch (Eraserhead, Elephant Man, ...) en 1991. Elle est composée d’un épisode pilote de 90 minutes et d’une série télévisée de vingt-neuf épisodes répartie en deux saisons de 9 puis 20 épisodes, sachant que le premier de la seconde saison dure également 90 minutes. Avant cela un téléfilm fut également réalisé, identique à l’épisode pilote sur ses trois-quarts mais disposant d’une fin totalement inédite. Les compositions ont été réalisées par Angelo Badalamenti.

 

Twin Peaks est une petite bourgade de l’état de Washington, un endroit paisible où rien ne se passe. Pourtant, un beau matin, le corps de la jeune Laura Palmer, étudiante brillante et aimée de tous, est retrouvé nu enrobé dans du plastique sur la berge de la rivière. Peu habitué à ce genre d’affaire, le Shérif Harry Truman fait appel à l’aide du FBI qui envoie l’un de ses agents. Il s’agit de l’agent Dale Cooper qui s’installera à l’hôtel du grand nord d’où il mènera ses investigations. Mais son enquête sera semée de diverses embûches et lui fera croiser la route de nombreuses personnes aussi surprenantes les unes que les autres. D’autant qu’à cela viennent s’ajouter d’étranges rumeurs sur la forêt où des évènements inexplicables seraient survenus.

 

L’agent Dale Cooper : agent du FBI, il a été envoyé à Twin Peaks pour élucider l’affaire Laura Palmer. C’est une personne intuitive qui suit son instinct les yeux fermés. Au cours de sa carrière, il eut également la charge de protéger une jeune femme dont il tomba amoureux. Un amour qui le rendra malheureusement incapable de la protéger et qui sera ainsi fatal pour elle. Cette disparition sera le point de départ de faits peu enviables pour l’agent Cooper.

 

 

Shérif Harry Truman : peu habitué à devoir s’occuper de faits aussi dramatiques que la mort de Laura Palmer, il fera appel à l’aide du FBI. Ébahit par les méthodes de Cooper qui sont pour lui totalement incompréhensibles, il concèdera à le suivre comme son ombre pour l’aider de son mieux.

 

 

Laura Palmer : jeune femme aimée de tous, elle était réputée pour son intelligence, sa beauté et sa grâce. Sa disparition sera un choc terrible pour la population de Twin Peaks qui ira jusqu’à faire une journée de deuil en son honneur.

 

 

 

Datant de 1990, l’image de la série a été gratifiée d’une restauration. Celle-ci a eu des effets réellement bénéfiques puisque l’image est resplendissante. En effet, les couleurs sont vives, les contours parfaitement nets, avec une stabilité irréprochable et une totale absence de poussières et artéfacts. Sont toutefois présents quelques effets de cross-coloration (arc-en-ciel) et d’aliasing (d'escaliers sur les traits droits). On notera, à l’inverse, que les séquences d’introduction de la femme à la bûche (uniquement disponible en VO) n'ont pas eu ce luxe et disposent donc d’une image exécrable, aux couleurs délavées et des contours très peu nets.
La compression pour sa part montre des signes de faiblesse.
L'image est dans son format original 4/3.

 

Cinq pistes audio sont présentes dans cette édition, comprenant le doublage français en stéréo et 5.1. Le premier est assez étouffé contrairement à la 5.1 qui est très agréable à l’écoute. En revanche, que ce soit la stéréo, 5.1 Dolby Digital ou 5.1 DTS, la version originale est parfaitement claire bien que les pistes 5.1 soient clairement d’un niveau supérieur.

 


© Twin Peaks Productions, Inc. All Rights Reserved.

 

Doublée en 1991 avant d’être diffusée sur « La Cinq », Twin Peaks s’est vue dotée d’une version française réalisée par le studio S.O.F.I. sous la direction de Philippe Ogouz (Patrick Duffy, etc…). Le casting en lui-même est assez soigné, bien que quelques voix soient caricaturales, notamment Luc Bernard sur Andy Brennan ou encore Sophie Gormezzano sur Lucy Moran. Tandis qu’on regrettera les très nombreux changements de voix malgré de très bons remplaçants. On retrouve ainsi le grand Patrick Poivey (Bruce Willis, double Orson Odge dans Desperate Housewives) sur le rôle de l’agent Dale Cooper (Kyle MacLachlan) qui retransmet parfaitement le caractère du personnage et se montre très bon. Daniel Russo (Harvey Keitel) remplacé par la suite par Michel Lasorne (Ross dans Friends) incarnent le Shérif Truman et se montrent tous les deux aussi convaincants l’un que l’autre. Le nombre de personnages étant conséquent, il est impossible de répertorier ici tous les comédiens participants au doublage, toutefois notons la prestation magistrale de Pascal Renwick qui interprète de manière stupéfiante Windom Earle. Dans les remplacements, on appréciera la participation d’Anne Deleuze qui prend le relais de Virginie Ledieu (Saori dans les Chevaliers du Zodiaque) sur le personnage de Donna, avec son timbre de voix qui sied bien mieux au caractère du personnage qui s’affirmait tout au long de cette seconde saison.
Au niveau de l’adaptation, bien que celle-ci soit proche de la version originale, on notera la présence de nombreuses maladresses de traductions. Les sous-titres, eux, se révèlent coller plus près aux dialogues originaux. Il est appréciable, en revanche, de remarquer que la spécificité de l’élocution des personnages lors des scènes dans la salle d’attente a été conservée pour la version française.

On notera, sur le plan artistique, une atmosphère très particulière tout d'abord par une mise en scène qui multiplie les plans fixes sur les personnages et scrollings sur l'environnement des alentours le tout avec une caméra à l’épaule. Mise en scène pouvant parfois devenir très oppressante lors de certaines scènes qui peuvent même provoquer de la peur chez le spectateur. Les scènes de la salle d'attente disposent d'ailleurs pour un certain nombre de cette caractéristique. A cela s'ajoute également la musique lancinante de Angelo Badalamenti qui se répètent inlassablement, installant une sensation de malaise au cours du visionnage. De même, les différents sujets traités sont très divers comme la mort, le viol, l'inceste, la violence conjugale, etc, tandis que le panel de personnages qui nous est proposé est véritablement large (le spectateur pourra par ailleurs être un peu perdu durant les premiers épisodes) et qui ont tous un comportement plus ou moins décalé allant de Ed, le personnage le plus épargné de ce côté-là, jusqu'à la femme à la bûche qui porte une bûche en permanence et lui parle, sans parler du psychologue qui semble plus fou que ses patients. Le héros lui-même surprendra dès l'épisode pilote à intégrer à son rapport sa fascination pour une tarte à la cerise mangée au cours de son déjeuner.
Au niveau du traitement, on remarquera également que rares sont les informations réellement posées sur un plateau en direction du spectateur qui les assemblera au compte-goutte afin de reconstruire le puzzle. Puzzle qui se révèle par ailleurs détenir un nombre impressionnant de pièces, certains mystères étant laissés à l'appréciation du spectateur. La série se permet également le luxe de parodier les soap operas avec la série "Invitation à l'amour" qui pour des raisons de contraintes de durée disparaitra de la seconde saison, mais aussi les concours de Miss, etc... Nous pourrons également noter des effets de mises en scènes parfois très originales, notamment avec les visions, mais surtout, celles de la salle d’attente. Effectivement, les comédiens avaient appris pour l’occasion les dialogues et jouaient les scènes à l'envers puis les bandes étaient montées en sens inverse. Pour l'anecdote, on remarquera également que David Lynch joue lui-même au sein de sa série puisque qu'il incarne le personnage de Gordon Cole.
Twin Peaks est ainsi une série qui plonge littéralement dans un univers surréaliste où quotidien et fantastique se côtoient avec des habitants cachant tous une part d'ombre.


Casting (Studio S.O.F.I.*) :

Patrick Poivey : Agent Dale Cooper
Daniel Russo : Shérif Truman -1ère voix-
Michel Lasorne : Shérif Truman -2ème voix-
Joël Martineau : Ben Horne -1ère voix-
Edgar Givry : Ben Horne -2ème voix-
Virginie Ledieu : Donna -1ère voix-
Anne Deleuze : Donna -2ème voix-
Virginie Ogouz : Audrey Horne
Claude Chantal : Catherine Martell
Philippe Ogouz : Leland Palmer
Pascal Renwick : Windom Earle

*source forum doublage francophone

 

Packaging :
La série est réunie en 12 DVD répartis en trois digipacks, eux-mêmes placés dans un fourreau cartonné. Le recto de celui-ci représente l’entrée de la ville avec notamment le panneau de signalisation de Twin Peaks. Le verso propose un synopsis ainsi que le détail du contenu du coffret.


Interactivité :

Après le logo de TF1 apparaissent les recommandations d’usage puis le menu principal. Celui-ci propose trois liens (sauf pour la dernière galette où le lien des bonus vient s’ajouter). Le premier permet le visionnage de l’intégralité des programmes présents, tandis que le second permet de choisir un épisode précis et le dernier de configurer le DVD. Les commentaires de la femme à la bûche sont exclusivement en version originale.

 

 

Les menus reprennent une courte scène extraite d’un des épisodes du disque et le répète en boucle sur une composition de la série.

Bonus :

La dernière galette nous propose une interview des acteurs (42’) et une de Jennifer Lynch ainsi que des réalisateurs (23’). Ces interviews sont plutôt intéressantes et nous permettent d’avoir différentes anecdotes sur le tournage de la série à l’époque. Il est regrettable que ces interviews, bien que réalisées en 2006 aient une image très moyenne avec un noir virant au vert.

 

Conclusion

Twin Peaks est ainsi une série télévisée bien particulière, notamment par les personnages qu’elle met en scène, par les thèmes qu’elle aborde mais surtout par sa mise en scène très particulière. Les mystères de cette petite ville sont nombreux et insondables pour le téléspectateur qui devra réunir petit à petit les différents éléments afin de résoudre la majorité des énigmes qui se présentent à lui, tandis que d’autres devront être interprétés de manière personnelle par celui-ci. On notera par ailleurs une fin ouverte à la série qui se révèle excellente mais sera complétée par un film « Fire walk with me » (le feu marche avec moi) qui explicite les évènements précédents la mort de Laura Palmer. Ce film doit toutefois nécessairement être visionné après la série télévisée car il utilise les éléments découverts au cours de celle-ci.
Twin Peaks est ainsi une série élevée au rang de culte à son époque, malgré des effets spéciaux qui ont parfois assez mal vieillis, et toujours source d’inspiration pour les réalisations actuelles bien que jamais égalée.
On appréciera également une version française agréable, une qualité d’image et de son excellente le tout dans un packaging très réussi. Une série qui mérite réellement d’être vue bien que tous ne l’apprécierons certainement pas au vue de sa réalisation très atypique.

 



Les +
Qualité de l’image et du son
Version française agréable
Réalisation
Scénario qui scotche à son fauteuil


Les -
Une mise en scène qui peut déplaire
Changements de voix multiples dans la version française

 
 
 
 

Identification