Caractéristiques :

- Nom original : Tengen Toppa Gurren Lagann
- Date de sortie : 23 Septembre 2009
- Nombre d'épisodes : 9
- Durée totale : 225 minutes
- Editeur : BEEZ

Tengen Toppa Gurren Lagann (Transperce les cieux Gurren Lagann) est une série animée du célèbre studio d’animation Gainax (Neon Genesis Evangelion, Gunbuster, Nadia et le secret de l’eau bleue, etc). C’est Hiroyuki Imaishi qui la réalisa en voulant retranscrire l’esprit des séries neketsu (séries où les héros doivent se surpasser) des années 70 à 80 tout en le transposant avec ce qui se faisait à l’heure actuelle. Le projet mis un certains nombre d’années avant d’être véritablement prêt pour le lancement de la production. C’est finalement le premier Avril 2007 que Tengen Toppa Gurren Lagann débarque sur les petits écrans nippons via la chaine TV Tokyo.
L’équipe de production qui a permis l’élaboration de la série s’est montrée extrêmement importante tant sur le travail des scripts que sur les différents animateurs employés.
Un incident surviendra pourtant après la diffusion du quatrième épisode. En effet, de virulentes critiques vis-à-vis de l’animation de cet épisode furent postées sur un célèbre forum japonais « 2channel ». Takami Akai, cofondateur du studio Gainax, producteur de la série mais également ami d’Osamu Kobayashi l’animateur de l’épisode, répondra que ces réactions sont « comme se mettre à côté d’un anus et d’inspirer profondément ». Suite à cela, Takami Akai préfèrera démissionner de son poste et quitter ce studio qu’il avait fondé et développé jusque là.
La série parviendra en France en 2009 via sa sortie en DVD par l’éditeur BEEZ et sera disponible en téléchargement légal et gratuit sur le site d’Ankama à partir de Décembre 2009. De même, Gurren Lagann fera l’objet d’une diffusion télévisée sur la chaine Mangas à partir de Février 2010.
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Kamina et Simon sont finalement rejoints par de nouveaux Ganmen contrôlés par des humains afin de les aider dans leur combat. Ensemble ils forment alors la brigade « Dai-Gurren » afin de lutter contre les Hommes-Bêtes. Dans le but d’obtenir un vaisseau de guerre qui serait le leur, Kamina échafaude un plan pour s’emparer de la forteresse du général Tymilph : le Daiganzan. La veille de l’affrontement, c’est l’euphorie qui s’empare de la brigade qui festoie allègrement par le biais d’un repas de roi. Simon de son côté, qui est la pierre angulaire de la réussite de l’attaque décide de tout donner dans la bataille en l’honneur de son amour pour Yôko. Mais au cours de la soirée celui-ci surprend sa bien-aimée et Kamina s’embrassant langoureusement. C’est ainsi le cœur lourd pour Simon que démarre l’affrontement le lendemain. Celui-ci parvient à atteindre le Daiganzan avec Gurren et tente une fusion pour en prendre le contrôle. Malheureusement, incapable de se concentrer correctement, il ne parviendra à conclure sa manœuvre provoquant de grandes tragédies.
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Comme précédemment, l’éditeur BEEZ nous offre un master d’excellente tenue. L’image est nette, stable, avec des couleurs vives et parfaitement dénuée de poussières ou autre artéfacts. La compression pour sa part, est elle aussi de qualité. Nous trouverons en revanche, comme pour le premier volume, l’apparition de postérisation ainsi que de Ghost Frame de manière voyante.
Le format de l’image est le 16/9 d’origine.
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Pas moins de quatre pistes audio sont ici disponibles composées de la version japonaise, française, anglaise et allemande. Seules les deux premières ont été visionnées et se révèlent de qualité. Les voix sont parfaitement intelligibles et de nombreux effets sonores sont présents sur les deux versions. Indiquons que la piste française est mise plus en avant. Cela est d’ailleurs clairement visible avec le volume des génériques bien moins important que le corps des épisodes lors d’un visionnage en français.
La configuration à la volée est possible.
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© GAINAX, KAZUKI NAKASHIMA / Aniplex, KDE-J, TV TOKYO, DENTSU
Le doublage est bien entendu toujours réalisé au studio Ikoé sous la direction de Thomas Guitard. La qualité de celui-ci ne baisse pas d’un poil et se montre tout aussi convaincant. Les comédiens principaux ne faiblissent pas et les nouveaux qui apparaissent viennent rajouter leur pierre à cet édifice d’une qualité rarement atteinte. Parmi ceux qui se rajoutent au casting nous trouvons ainsi Michel Vigné à la voxographie des plus fournie puisqu’il a entre autre interprété Mickey Rourke, Steven Seagal ou encore Patrick Swayze dans différents films. Il prête ici sa voix charismatique au personnage de Lord Génome. Sont également présents Sauvanne Delanoé (Belle dans les Supers Nanas, Claire dans Desperate Housewives) et Serge Faliu (Spike dans Buffy contre les vampires) respectivement sur Adiane l’Elégante et sur Cytomander, deux des généraux de Lord Génome.
Au niveau de l’adaptation, la version française se montre toujours très proche de l'originale et conserve la caractéristique des niveaux de langage de chacun.
En ce qui concerne les sous-titres, ceux-ci sont également très fidèles aux dialogues japonais. Une piste est aussi disponible afin d’offrir une traduction des textes à l’écran en écoutant la version française. Les crédits des génériques sont conservés en japonais et les sous-titres adaptent les paroles des chansons un épisode sur deux en français et en romaji.
Visuellement, là aussi, la qualité est au beau fixe. Le chara design se montre toujours aussi particulier mais très réussi accompagné par des décors variés mais fouillés. L’animation de même est dans l’ensemble de haut niveau et les scènes réutilisées plusieurs fois sont quasi-absentes, hormis celles de fusion de Gurren Lagann ou de la jauge d’énergie spirale se remplissant. Ce genre de séries employant ces scènes clefs afin d’accrocher le spectateur avant une scène d’action. Le fan service quant à lui ne quitte pas sa place et apparaît furtivement au cours de quelques plans par épisodes. Hop une poitrine qui rebondit ni vu ni connu, oups il y avait un fessier sur le scrolling qui vient d’être fait. On est cependant loin des multiples plans outrageants qui peuvent apparaître dans certaines séries, et dans le cas de Gurren Lagann cela passe plutôt bien. Enfin les compositions restent identiques, et accompagnent parfaitement l’action en installant une certaine atmosphère et en véhiculant l’émotion ressentie par les personnages. Dans de rares cas biens précis, les réalisateurs ont aussi opté pour la totale absence d’accompagnement musicaux et de bruitages afin de renforcer l’intensité de l’action.
Pour ce qui est des génériques, nous retrouvons pour celui d’ouverture le thème musical « Sorairo Days » de Shoko Nakagawa très dynamique et entrainant et « Underground » de High Voltage au contraire plus réservé et intimiste jusqu’à l’épisode 15 inclus pour l’ending et 16 inclus pour l’opening. Dès le suivant si visuellement le générique d’ouverture change, il est toujours accompagné par « Sorairo Days » mais avec de nouveaux segments extraits de la chanson originale. Ainsi, si l’air est identique, les paroles sont elles différentes. L’épisode 16, lui, qui se trouve être un épisode résumé dispose de la chanson « Happily Ever After » pour son générique de fermeture également de Shoko Nakagawa, puis les suivants de « Minna no Peace » de Afromania.
Les eye-catchs quant à eux sont différents et adaptés à chaque épisode.
Casting (Studio Ikoe) :
Directeur artistique : Thomas Guitard
Adaptateur : Sanjûshi
Comédiens :
Olivier Martret : Simon
Cédric Dumond : Kamina
Geneviève Doang : Yôko
William Coryn : Viral
Alexandre Gilet : Leeron
Yoann Sover : Rossiu
Benjamin Pascal : Kittan
Adeline Chetail : Nia
Gerard Surugue : Tymilph
Patrick Bethune : Narrateur, Guame
Sauvane Delanoé : Adiane l’Elégante
Serge Faliu : Cytomander
Michel Vigné : Lord Génome
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Packaging :
Nous disposons d’un coffret un peu particulier qui est ici allongé dans sa largueur et non dans sa longueur. Celui-ci propose une illustration de Viral au recto, et de Nia verso. Les disques sont fixés en se superposant. Un flyer est également disponible avec le coffret qui expose un court synopsis avec diverses informations et des captures d’écran.
Interactivité :
Après l’introduction du disque dans le lecteur apparaît une interface permettant de choisir la langue du menu. S’ensuivent les recommandations d’usage, le logo de l’éditeur puis une courte introduction sur fond d’une des musiques de la série. Apparaît alors le menu principal qui offre quatre liens :
Lecture : pour lancer l’intégralité des épisodes.
Épisodes : pour en choisir un précisément.
Versions : pour configurer le disque.
Bonus : pour accéder aux bonus.
En visionnant l’épisode 11 par la sélection par épisode, une fois le teaser visionné, le disque s’arrête de lui-même.
Bonus :
Nous retrouvons en tant que bonus les génériques sans crédits ainsi que les bandes-annonces de l’éditeur.
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Nous reprenons la quête de la brigade Dai-Gurren là où nous l’avions laissée. L’action est intense, et l’on ne peut décrocher un instant de la série. Difficile de ne pas comprendre la détresse de ce jeune Simon qui vient de perdre son être le plus cher, comme l’on peut comprendre le désir des autres membres de poursuivre le combat en l’hommage de Kamina. De nouveaux personnages font leur apparition et les combats gagnent en stratégie puisque les lieux des affrontements varient fortement. L’humour est toujours très présent, mais notons tout de même une perte flagrante de son utilisation notamment en raison de l’atmosphère qui se montre bien plus sombre que précédemment. Malgré tout, nous ne manquerons pas de bonnes tranches de rigolades avec certains des personnages toujours aussi délurés. Mais aussi par les nombreux clins d’œil présents comme Adiane l’Elégante qui nous fait un croisement de jambes façon Basic Instinct.
Avis du chroniqueur :
Gurren Lagann conserve son intensité et son intérêt, chaque affrontement face à un général rapprochant un peu plus la brigade de son but. La qualité technique de la série reste d’excellent niveau tout comme la version française réalisée, tout bonnement irréprochable. Malgré tout, l’humour quasi-omniprésent du premier coffret a fortement diminué en présence avec la disparition du personnage de Kamina qui en était à l’origine et cela est bien dommage même si ce qui nous est encore présenté reste très bon.

Les +
Réalisation exemplaire
Les personnages
L’humour
Version française parfaitement irréprochable
Scénario prenant
Les –
Histoire plus sombre vis-à-vis du premier volume
Moins d’humour
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