Caractéristiques :

- Nom original : Tengen Toppa Gurren Lagann
- Date de sortie : 16 Juin 2009
- Nombre d'épisodes : 9
- Durée totale : 225 minutes
- Editeur : BEEZ

Tengen Toppa Gurren Lagann (Transperce les cieux Gurren Lagann) est une série animée du célèbre studio d’animation Gainax (Neon Genesis Evangelion, Gunbuster, Nadia et le secret de l’eau bleue, etc). C’est Hiroyuki Imaishi qui la réalisa en voulant retranscrire l’esprit des séries neketsu (séries où les héros doivent se surpasser) des années 70 à 80 tout en le transposant avec ce qui se faisait à l’heure actuelle. Le projet mis un certains nombre d’années avant d’être véritablement prêt pour le lancement de la production. C’est finalement le premier Avril 2007 que Tengen Toppa Gurren Lagann débarque sur les petits écrans nippons via la chaine TV Tokyo.
L’équipe de production qui a permis l’élaboration de la série s’est montrée extrêmement importante tant sur le travail des scripts que sur les différents animateurs employés.
Un incident surviendra pourtant après la diffusion du quatrième épisode. En effet, de virulentes critiques vis-à-vis de l’animation de cet épisode furent postées sur un célèbre forum japonais « 2channel ». Takami Akai, cofondateur du studio Gainax, producteur de la série mais également ami d’Osamu Kobayashi l’animateur de l’épisode, répondra que ces réactions sont « comme se mettre à côté d’un anus et d’inspirer profondément ». Suite à cela, Takami Akai préfèrera démissionner de son poste et quitter ce studio qu’il avait fondé et développé jusque là.
La série parviendra en France en 2009 via sa sortie en DVD par l’éditeur BEEZ et sera disponible en téléchargement légal et gratuit sur le site d’Ankama à partir de Décembre 2009. De même, Gurren Lagann fera l’objet d’une diffusion télévisée sur la chaine Mangas à partir de Février 2010.
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Simon est un jeune garçon de 14 ans qui vit dans le village souterrain de Jeeha en tant que foreur. Il a la difficile tâche de devoir percer les roches afin de réaliser de nouvelles galeries pour permettre le développement de Jeeha. Comme tous les villageois, il est né, travaille et mourra dans ces galeries sombres et repoussantes. Kamina, de son côté est un jeune voyou notoire qui passe son temps à rêvasser. Son désir le plus cher reste la réalisation d’un rêve fou qui est de s’échapper de ce village pour atteindre un monde qui existerait au dessus d’eux.
Au cours d’une de ses journées de travail, Simon découvre une sorte de petite vrille puis une tête géante mécanique. Mais lors d’une des secousses que subit régulièrement le village, une jeune demoiselle ainsi qu'un gigantesque monstre traversent le plafond du village souterrain. La panique s’empare des habitants de Jeeha qui ne cherchent plus alors qu’à sauver leur vie. C’est au milieu de toute cette agitation que la jeune femme appelée Yôkô apprend à Kamina et Simon qu’elle arrive tout droit de la surface où pullulent les « Ganmen » ces terrifiants monstres qui ne cherchent qu’à débarrasser la terre de l’espèce humaine. N’y a-t-il donc rien à faire pour affronter ces créatures terrifiantes ? La petite spirale ramassée par Simon entre alors en résonance avec la tête mécanique qui se révèle être elle aussi un Ganmen et donc un robot pilotable. Prenant les commandes, Simon tentera alors de sauver son village de la destruction.
« Transperce les cieux, Lagann », dans le feu de l’action de multiples vrilles sortent de l’appareil et détruisent l’adversaire dans un effroyable combat qui propulsera nos trois héros à la surface.
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L’image est dans l’ensemble très belle. On notera une netteté parfaite, une totale absence de poussière et d’artéfact. Les couleurs quant à elles disposent d’une balance fort bien agréable accompagnée par une compression pas trop mal. A côté de cela, nous reprocherons malgré tout l’apparition de « ghost frame » visible sur PC mais également sur un simple téléviseur, ainsi que la présence de postérisation.
Le format de l’image est le 16/9 d’origine.
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Pas moins de quatre pistes audio sont ici disponibles composées de la version japonaise, française, anglaise et allemande. Seules les deux premières ont été visionnées et se révèlent de qualité. Les voix sont parfaitement intelligibles et de nombreux effets sonores sont présents sur les deux versions. Indiquons que la piste française est mise plus en avant. Cela est d’ailleurs clairement visible avec le volume des génériques bien moins important que le corps des épisodes lors d’un visionnage en français.
La configuration à la volée est possible.
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© GAINAX, KAZUKI NAKASHIMA / Aniplex, KDE-J, TV TOKYO, DENTSU
La version française de Gurren Lagann a été réalisée au Studio Ikoe sous la direction artistique de Thomas Guitard. Celle-ci est d’une qualité réellement exemplaire. Les comédiens sont nombreux à œuvrer permettant de ne pas avoir une même voix sur différents personnages. C’est Olivier Martret (Ron Weasley dans les films Harry Potter) qui interprète Simon. En plus de sa voix juvénile, celui-ci cerne parfaitement le côté un peu trouillard mais généreux du personnage. Pour l’accompagner, nous retrouvons Cédric Dumond sur Kamina (Ashitaka dans Princesse Mononoké, Francis dans Malcolm) qui l’interprète magistralement en retransmettant à merveille sa fougue et son caractère impulsif. Pour clôturer le trio principal, c’est Geneviève Doang (Mion/Shion dans Higurashi no naku koro ni, Evangelyne dans Wakfu) qui s’occupe de Yôkô. La comédienne dispose d’un timbre de voix très doux et agréable à l’écoute mais qui sait également prendre un ton autoritaire lorsque cela est nécessaire. Au niveau des personnages secondaires, de nombreux comédiens, certains très célèbres comme William Coryn (voix de Jacky Chan, Dr Jackson dans Stargate) sur Viral, sont présents mais aucune fausse note n’a été relevée.
Concernant l’adaptation à proprement parler, là aussi il y a eu un travail remarquable d’effectué. Elle est très fidèle à la version originale et contrairement à nombre de doublages français, n’a pas été adoucie. La particularité du niveau de langage de chaque personnage a été conservée. Ainsi Leeron dispose d’un français impeccable et soutenu alors que celui de Kamina est bien plus familier et n’hésite pas à dire à Yôkô qu’elle a « un gros cul ».
Les sous-titres quant à eux sont également d’un excellent niveau. Une piste est présente sur la version française afin de traduire les textes à l’écran. Les génériques sont traduits un épisode sur deux en français et en romanji.
Les crédits sont conservés en japonais et il n’y a pas de carton de doublage de présent.
En ce qui concerne la réalisation, là aussi le travail fourni est d’une grande qualité. Le chara design est le fruit du travail d’Atsushi Nishigori, si celui-ci est assez particulier avec des traits parfois grossiers et très visibles, on s’y fait pourtant rapidement. Les décors quant à eux sont travaillés et disposent de pas mal de détails en plus de se montrer variés. Le tout est dépeint avec de nombreuses couleurs très vives qui rendent la série chaleureuse à regarder. Le mecha design est lui signé Yoh Yoshinari qui arrive à fournir des Ganmen aux formes variées sans qu’ils n’atteignent jamais le risible et qui semble avoir une grande créativité tant ils sont nombreux et différents. Le principal étant sans nul doute Gurren Lagann, très réussi, d’un splendide rouge et parfaitement dans l’esprit de ses deux pilotes. L’animation pour sa part est fluctuante en fonction des épisodes mais d’une manière générale est d’un très bon niveau qui permet des combats dynamiques et prenant où les différents mecha prennent des postures parfois très improbables en plein milieu de l’action.
Un fan-service se fait de même assez présent. Souvent pour permettre des scènes humoristiques et tournant généralement autour des poitrines généreuses des personnages féminins qui prennent par ailleurs un malin plaisir d'y plonger la tête de Simon. Les compositions en revanche n’ont rien de réellement particulier mais remplissent le rôle qui est le leur. C'est-à-dire accompagner l’action à l’écran et permettre de transmettre les émotions.
Pour ce qu’il en est des génériques, nous retrouvons pour celui d’ouverture le thème musical « Sorairo Days » de Shoko Nakagawa très dynamique et entrainant et « Underground » de High Voltage au contraire plus réservé et intimiste. Les différentes séquences animées qui les accompagnent sont par ailleurs dans l’esprit des musiques. A partir du neuvième épisode, des variances dans les images du générique d’ouverture apparaissent pour suivre l’avancé du scénario. Les eye-catchs quant à eux sont différents et adaptés à chaque épisode.
Casting (Studio Ikoe) :
Directeur artistique : Thomas Guitard
Adaptateur : Sanjûshi
Comédiens :
Olivier Martret : Simon
Cédric Dumond : Kamina
Geneviève Doang : Yôko
William Coryn : Viral
Alexandre Gilet : Leeron
Yoann Sover : Rossiu
Benjamin Pascal : Kittan
Adeline Chetail : Nia
Benoit Allemane : Le grand chef
Gerard Surugue : Tymilph
Patrick Bethune : Narrateur
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Packaging :
Nous disposons d’un coffret un peu particulier qui est ici allongé dans sa largueur et non dans sa longueur. Celui-ci propose une illustration de Kamina au recto, de Yôkô avec son arme dans l’envers et de Simon dans Lagann au verso. Les disques sont fixés en se superposant. Un flyer est également disponible avec le coffret qui expose un court synopsis avec diverses informations et des captures d’écran.
Interactivité :
Après l’introduction du disque dans le lecteur apparaît une interface permettant de choisir la langue du menu. S’ensuivent les recommandations d’usage, le logo de l’éditeur puis une courte introduction sur fond d’une des musiques de la série. Apparaît alors le menu principal qui offre quatre liens :
Lecture : pour lancer l’intégralité des épisodes.
Épisodes : pour en choisir un précisément.
Versions : pour configurer le disque.
Bonus : pour accéder aux bonus.
Un raté apparaît lors du démarrage de la seconde partie de l’épisode 8.
Bonus :
Nous retrouvons en tant que bonus les génériques sans crédits, les bandes-annonces de l’éditeur, la preview de l’épisode 6 version TV dans le premier DVD, et l’épisode en lui-même dans le second.
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L’un des derniers grand crû du Studio Gainax. Gurren Lagann est réellement l’une de ces séries à laquelle on accroche facilement et où cela est un vrai régal de suivre les personnages principaux. Cela est tout d’abord permis par des personnages principaux très attachants, mais également très humains. La réalisation, de plus, ne peut nous faire démordre puisque d’une qualité saisissante proposant un chara design réussi avec des mouvements très fluides et variés permettant des combats à l’animation d’une maestria sans conteste. A la lecture du scénario, on pourra malgré tout émettre la réserve que celui-ci n’a rien d’innovant, bien au contraire. Pourtant là n’est pas la force de la série, mais surtout dans ses personnages et dans son traitement. Gurren Lagann ne se prend ainsi jamais au sérieux, les personnages peuvent être sous le feu de l’ennemi, ils n’en resteront pas moins à faire des réflexions plus loufoques les unes que les autres. Les attaques de Gurren Lagann sont de même dans le plus pur délire avec des « Coup de poing : pour qui tu te prends » ou « coup de pied : touche pas à mon frangin ».
Avis du chroniqueur :
Nous avons là une série de mécha dans un esprit « toujours plus », autrement dit de délire. Les personnages sont très intéressants de par leur caractère et leurs réactions parfois plus qu’inattendues. La réalisation est d’une qualité rarement atteinte et dispose d’un scénario mature sans édulcoration et où les personnages développant une amourette ne se tournent pas autour pendant 27 épisodes. Recommandé, ou plutôt, recommandé vivement.

Les +
Réalisation exemplaire
Les personnages
L’humour
Version française parfaitement irréprochable
Scénario prenant
Les –
Épisode 9 qui annonce des changements
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